Newsgather
BackProduits structurés : la face cachée des placements prometteurs
Produits structurés : la face cachée des placements prometteurs
En développement
Le Monde10 sa önceBusiness2 dk okumaFrance

Produits structurés : la face cachée des placements prometteurs

L'essentiel

  • Les produits structurés, qui promettent des rendements annuels élevés et la protection du capital, sont en réalité complexes, coûteux et sous-performent les marchés.
  • L'AMF et l'ACPR alertent sur les risques pour les particuliers.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Les produits structurés, bien que prometteurs en apparence, sont complexes et peuvent entraîner des pertes pour les investisseurs. L'AMF et l'ACPR ont publié une étude pour éclaircir leur fonctionnement et leurs risques.

Taille de police

Affichant des promesses de rendement annuel de l’ordre de 6 % à 12 %, selon les offres, tout en protégeant à terme le capital initialement investi, les produits structurés ont a priori toutes les raisons d’attirer les souscripteurs. Pourtant la réalité est beaucoup moins alléchante.

Soucieuses de mieux cartographier ces supports d’investissement dont la collecte annuelle explose (elle a triplé depuis 2021, où elle atteignait 23 milliards d’euros), l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ont publié le 22 juin une étude sur « ces instruments financiers complexes » dans lesquels « un particulier ne devrait pas investir s’il n’est pas en mesure d’en comprendre le fonctionnement, les conditions de performance et les risques de perte ».

Pire, les produits structurés, notamment pénalisés par des frais moyens de 5,83 %, ont généré « une performance en moyenne inférieure à celle des marchés sur la période 2022-2024 ». Ils « cumulent les défauts avec une apparente sécurité dont la réalité, difficile à évaluer, empêche une souscription en toute connaissance de cause », abonde Me Nicolas Lecoq-Vallon qui, avec son associée Hélène Feron-Poloni, a obtenu en avril la condamnation par le tribunal judiciaire de Paris de la fintech suisse Leonteq à verser plusieurs millions d’euros d’indemnisations à des épargnants lésés par des promesses trompeuses.

N’en déplaise aux apparences, les produits structurés ne sont en effet ni simples ni miraculeux. Proposés dans le cadre de contrats d’assurance-vie et de retraite (80 % de la collecte), de plans d’épargne en actions (PEA) ou de comptes-titres classiques, ces fonds ont pour principe commun de s’engager, sous diverses conditions, à restituer, à une échéance préfixée, le capital investi (net de frais) majoré d’une performance conditionnée par l’évolution d’un sous-jacent financier (indice boursier, panier d’actions, etc.).

Discours marketing simplificateur

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • L'AMF et l'ACPR pourraient imposer des règles plus strictes sur la commercialisation des produits structurés.

    Probable · En quelques mois

Questions ouvertes

  • Quelle sera la réaction des régulateurs face à l'explosion des collectes ?
  • Comment les épargnants lésés pourront-ils obtenir réparation ?
  • Quelles mesures seront prises pour améliorer la transparence ?

Sujets liés

This article was originally published by Le Monde.

Articles liés

Plus sur ce sujetproduits structurés