Propos racistes envers Mbappé : la sénatrice paraguayenne persiste et signe
L'essentiel
- La sénatrice paraguayenne Céleste Amarilla maintient ses propos racistes envers Kylian Mbappé, lui adressant une lettre ouverte et menaçant d'actions légales.
- Le joueur a reçu le soutien du président français, de la ministre des Sports et de la FIFA.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
La sénatrice paraguayenne Céleste Amarilla a tenu des propos racistes envers Kylian Mbappé, déclenchant une polémique internationale. Elle maintient sa position malgré les condamnations.
L'affaire prend de l'ampleur. Au lendemain de ses propos à caractère raciste envers Kylian Mbappé, la sénatrice paraguayenne Céleste Amarilla persiste et signe. Alors que le capitaine des Bleus a répondu à ses insultes, la désignant comme une "femme méprisable et indigne de sa fonction", celle-ci a ravivé l'affaire, en écrivant une "lettre ouverte" destinée à Kylian Mbappé dans la nuit de lundi 6 à mardi 7 juillet, et publiée sur son compte X.
"Moi non plus, je ne tolérerai pas ta violence, tu ne me connais pas, tu n’as aucune idée de qui je suis et tu n’as aucun droit de dire que JE SUIS UNE FEMME MEPRISABLE, INDIGNE DE LA FONCTION QUE J'EXERCE", a tancé Céleste Amarilla. "Qui es-tu pour me traiter d’indigne ou de méprisable alors que tu ne me connais même pas. Violence de genre pure et dure. Violence politique contre une femme arrivée là avec le vote populaire de son peuple", a-t-elle écrit avant de terminer sa lettre par une phrase sur un ton menaçant : "Rétracte-toi avec moi, honore ta citoyenneté française et présente tes excuses, sinon je pourrai entamer des actions légales pour violence de genre."
Le joueur avait été rapidement soutenu lundi par le président de la République Emmanuel Macron, la ministre des Sports Marina Ferrari ainsi que le gouvernement paraguayen, qui ont tous condamné ces propos. Le gouvernement paraguayen, via un communique du ministère des Affaires étrangères, a également condamné ces propos qui "sont contraires aux valeurs et principes qui inspirent la coexistence pacifique et le respect de la dignité humaine que promeut notre pays". Plus tard dans la soirée, c'est aussi le président de la Fifa, Gianni Infantino qui a apporté son soutien à Kylian Mbappé, "[condamnant] sans équivoque les propos racistes tenus à l'encontre de Kylian Mbappé par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla. Le monde du football et la société tout entière sont solidaires du capitaine de l'équipe de France : nous devons lutter contre le racisme et le vaincre ensemble", a-t-il écrit sur son compte Instagram.
Une réponse que Céleste Amarilla n'a visiblement pas appréciée. "Le problème est entre vous et moi. Je n’ai rien dit contre la France, au contraire, je suis avec vous", a-t-elle écrit dans cette longue lettre ouverte à Kylian Mbappé, publiée en espagnol et en français. "Rien à voir avec la France, le problème est avec toi", a-t-elle taclé, tout en ajoutant qu'elle aime visiter la France.
"Ton mépris pour chaque joueur, comme s’ils étaient dégoûtants"
"Ton arrogance et ton mépris m’ont beaucoup énervé depuis le match, quand tu as dit 's’il faut mettre les mains dans la merde, nous allons mettre les mains dans la merde'. Nous ne sommes pas stupides, nous comprenons parfaitement que la merde c’est l’équipe paraguayenne", a expliqué Céleste Amarilla, qui reproche également à Kylian Mbappé son "comportement arrogant" pendant le match face au Paraguay le 4 juillet et son "mépris pour chaque joueur, comme s’ils étaient dégoûtants". Elle lui reproche encore de ne pas avoir serré la main de leur gardien à la fin du match. "Le respect entre rivaux après un match est presque sacré, à la guerre comme à la paix, dans la défaite comme dans la victoire, et tu ne lui as pas serré la main et tu lui as crié ta victoire au visage", a-t-elle lancé.
"Ça a fait mal à tout mon pays. La France devrait te le reprocher."
Céleste Amarilla, sénatrice paraguyenne
dans une lettre ouverte à Kylian Mbappé
Sans présenter ses excuses, la sénatrice tente toutefois de justifier ses propos : "Mes publications ont été écrites avec du sang bouillonnant, mon sang métis, beau mélange de sang indigène avec du sang espagnol qui coule dans mes veines". "Je me suis repentie de t’avoir maltraité avec les mêmes insultes que je reçois. Je me suis rendu compte que je répétais des schémas que je déteste et je l‘ai supprimé. Je comprends que cela t’ait dérangé, parce que c'est humiliant", a-t-elle reconnu.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
La sénatrice paraguayenne pourrait faire face à des sanctions ou des poursuites judiciaires.
Possible · En quelques mois
Questions ouvertes
- La sénatrice va-t-elle entamer des actions légales ?
- Quelles seront les conséquences diplomatiques pour le Paraguay ?



