Protoxyde d'azote : un jeune sur dix en a déjà consommé, selon un baromètre
L'essentiel
- Un baromètre révèle que 12% des jeunes de 16 à 30 ans ont déjà consommé du protoxyde d'azote, souvent pour s'amuser.
- L'étude pointe des risques de perte de contrôle, d'accidents de la route et de pensées négatives, malgré une conscience des dangers.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Un baromètre sur les addictions chez les jeunes, réalisé par Ipsos pour la Macif, révèle des données préoccupantes sur la consommation de protoxyde d'azote.
Plus d'un jeune sur dix (12%) déclare avoir déjà consommé du protoxyde d’azote, selon un baromètre que France Inter dévoile vendredi 19 juin sur les addictions, réalisé par Ipsos à la demande de la Macif. L’étude a été menée auprès de 3 500 jeunes de 16 à 30 ans.
Les motivations des consommateurs sont avant tout récréatives pour 71% des consommateurs.
"Ils prennent du protoxyde d’azote en premier lieu pour s’amuser, pour déstresser ou pour se sentir bien", assure l’étude. Cependant, plus de la moitié des consommateurs réguliers ont déjà consommé seul (51%) et 43% ont déjà conduit après avoir inhalé du "gaz hilarant". Une pratique à risque, qui a des conséquences à la fois sur la santé, mais aussi sur la vie personnelle et professionnelle, pointe l’étude.
Un quart ont eu un accident de la route
La moitié des consommateurs déclare avoir eu au moins une perte de contrôle à la suite de la consommation de protoxyde d’azote. Un tiers des consommateurs rapportent des expériences négatives après leur consommation. "27% des consommateurs de protoxyde d'azote ont des pensées suicidaires", détaille à France Inter Marie-Pierre Janvrin, responsable de la prévention à la Macif.
"35% des consommateurs vont avoir des pensées plus négatives, des épisodes d’échecs scolaires ou professionnels plus importants".
Marie-Pierre Janvrin, responsable de la prévention à la Macif
à France Inter
Selon l’étude, un quart des consommateurs réguliers déclarent avoir eu un accident de la route sous l’emprise du protoxyde d’azote, en voiture, à vélo ou à trottinette. "Il y a une véritable perte de contrôle avec ce produit", confirme Marie-Pierre Janvrin. Toutefois, le baromètre assure que les jeunes sont majoritairement "conscients des risques associés à la consommation de protoxyde d’azote". "Ils savent que cette consommation peut causer des problèmes de santé, affecter leur capacité à se déplacer et à conduire", rapporte l’étude.
85% favorables à un durcissement de la législation
80% savent que le protoxyde d’azote peut affecter leur capacité à conduire. Cependant, les consommateurs de protoxyde d’azote "semblent insuffisamment informés des dangers liés à cette substance", note l’étude, "et tendent à en minimiser les risques". 32% des consommateurs pensent que la consommation occasionnelle de protoxyde d’azote ne présente aucun danger. L’idée d’un durcissement de la législation autour du protoxyde d’azote est plébiscitée par une majorité des jeunes : 85% des jeunes y sont favorables.
Par ailleurs, d'après ce baromètre, l’alcool reste la substance la plus consommée par les jeunes, mais le nombre de consommateurs réguliers est en baisse. Le tabac arrive en deuxième position, suivi du cannabis.
Méthodologie
L’étude a été réalisée en ligne du 23 avril au 15 mai 2026 auprès de 3 500 personnes âgées de 16 à 30 ans, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de cette tranche d’âge.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Durcissement de la législation sur le protoxyde d'azote.
Probable · En quelques mois
Questions ouvertes
- Quelles sont les mesures législatives envisagées ?
- Comment améliorer l'information sur les dangers ?
- Quelles sont les conséquences à long terme ?


