Newsgather
RetourRisques au travail : l'impact différencié selon le sexe, une obligation peu appliquée
Risques au travail : l'impact différencié selon le sexe, une obligation peu appliquée
ACTU
Le Monde20/05/2026Law1 min de lectureFrance

Risques au travail : l'impact différencié selon le sexe, une obligation peu appliquée

L'essentiel

  • Bien qu'obligatoire depuis 2014, la prise en compte de l'impact différencié des risques professionnels sur la santé des femmes est rarement appliquée en entreprise.
  • Les accidents du travail ont augmenté pour les femmes entre 2000 et 2023, contrairement aux hommes.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

L'article L4121-3 du code du travail français stipule que l'évaluation des risques en entreprise doit tenir compte de l'impact différencié de l'exposition au risque en fonction du sexe. Cette disposition, obligatoire depuis 2014, est cependant rarement appliquée dans les faits.

Taille de police

C’est une précision que l’on trouve au cœur du volumineux code du travail, à la fin de son article L4121-3. L’évaluation des risques en entreprise, est-il précisé, doit tenir compte de « l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe ». En d’autres termes, il convient de s’intéresser aux spécificités du travail féminin mais aussi aux singularités des femmes elles-mêmes, lorsque l’on détermine ce qui peut avoir des conséquences sur la santé des salariés.

Las, obligatoire depuis 2014, la disposition n’est, dans les faits, que très rarement appliquée. « Il y a tout à faire, convient Florence Chappert, responsable de la mission égalité intégrée à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). Une telle approche représente une révolution en santé au travail. Cela oblige à dépasser l’égalitarisme à la française qui veut qu’une travailleuse soit égale à un travailleur. »

Les études confirment pourtant la nécessité d’embrasser le sujet. Entre 2000 et 2023, les accidents du travail ont diminué de 40 % pour les hommes quand ils augmentaient de 26 % pour les femmes, selon l’Assurance-maladie.

Questions ouvertes

  • Quelles sont les raisons spécifiques de la faible application de cette loi ?
  • Quelles mesures concrètes sont envisagées pour améliorer l'application de cette disposition ?
  • Quels sont les secteurs d'activité les plus concernés par cette négligence ?
  • Quelles sont les conséquences sanitaires spécifiques pour les femmes dues à cette non-prise en compte des risques différenciés ?

Sujets liés

This article was originally published by Le Monde.

Articles liés

Plus sur ce sujettravail