Roland-Garros 2026: Players Threaten Media Boycott Over Prize Money
L'essentiel
- Tennis players are escalating demands for a larger share of Grand Slam prize money, threatening a media boycott at Roland-Garros 2026.
- Despite some increases, players feel undercompensated compared to other major sports and are pushing for a significant revenue share increase.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Tennis players have been advocating for a larger share of Grand Slam prize money and greater involvement in decision-making for over a year. Their demands include increased funding for player well-being and a higher percentage of tournament revenues, which they argue is significantly lower than in other major sports.
D'un communiqué en mars 2025 à un boycott de leurs obligations médiatiques à Roland-Garros 2026. S'estimant lésés par leurs revenus dans la dotation des Grands Chelems, et notamment Roland-Garros, les joueurs et joueuses du circuit montent depuis un an au créneau pour faire entendre leur voix. Franceinfo: sport vous récapitule les faits.
Que réclament les joueurs et joueuses ?
En avril 2025, c'est une lettre cosignée par les membres des top 20 masculins et féminins qui avait lancé les hostilités. Dedans, leurs revendications consistaient à construire "un partenariat plus collaboratif entre les Grands Chelems et les joueurs", avançant trois demandes concrètes. Ils souhaitaient d'abord un financement du "bien-être" (frais de santé, retraite...) des joueurs, ensuite être davantage associés aux décisions des Grands Chelems qui les concernent. Et enfin, augmenter leur part des revenus, qui est de 15% aujourd'hui, à 22% d'ici 2030.
"En tant que joueur, je n’ai pas l’impression que c’est juste … Si vous comparez avec d’autres grands sports du monde entier, NFL, MLB, NBA, ils sont plus proches de 50% des revenus."
Casper Ruud, 17e mondial
en avril 2025
A l'époque, les signataires de la missive se contentent de réclamer une réunion avec les responsables des quatre Majeurs en marge du tournoi de Madrid, programmé fin avril-début mai 2025. Dans la foulée, les quatre Majeurs avaient chacun augmenté leur dotation.
Mais un an plus tard, l'affaire n'a pas été réglée. Et les acteurs du circuit en ont remis une couche au printemps. "Nous faisons le show. Sans nous, il n'y aurait pas de tournois, pas de divertissement, je pense que nous méritons d'être mieux payés", a déclaré la n°1 Aryna Sabalenka en conférence de presse en marge du tournoi WTA 1000 de Rome, début mai. "Les Grands Chelems sont les tournois les plus importants et les plus prestigieux du calendrier. Mais c’est surtout une question de respect parce que je pense que nous donnons beaucoup plus que ce que nous recevons. Et ce n’est pas seulement pour les meilleurs joueurs, c’est pour nous tous", a appuyé dans la foulée son homologue chez les hommes, Jannik Sinner.
Pourquoi le débat se durcit-il au moment de Roland-Garros ?
Cette année, Roland-Garros a haussé sa dotation globale, passant de 56,4 à 61,7 millions d’euros, soit une hausse de 9,53 % par rapport à l’édition précédente. Mais le Grand Chelem parisien reste le moins généreux des quatre Majeurs, loin du plus offrant, l'US Open, dont le prize money total est de 77,7 millions d'euros, avec 4,3 millions pour le vainqueur, contre 2,8 millions cette année à Roland-Garros.
De son côté, l'Open d'Australie offre 68,6 millions, alors que Wimbledon offrait l'an passé 61,9 millions d’euros, un montant proche de celui de Roland-Garros cette année mais qui devrait augmenter pour l’édition 2026. L'arrivée des Internationaux de France est donc l'occasion pour les joueurs d'accentuer leur critique et la pression sur le tournoi, eux qui avaient fait part par communiqué début mai de leur "profonde déception" quant à l'augmentation publiée par le tournoi parisien. Un communiqué non signé par Novak Djokovic, pourtant signataire de la première lettre.
Un boycott réel est-il crédible ?
Vendredi, lors du media day de Roland-Garros, temps réservé aux médias pour les interviews avec les joueurs et joueuses avant le tournoi, au moins 20 joueurs (sept membres des deux top 10) dont Aryna Sabalenka et Jannik Sinner, vont stopper leurs obligations au bout de 15 minutes. Un premier acte concret de la grogne des joueurs, sans pénaliser le public. Mais les joueurs seraient-ils prêts à aller plus loin, en renonçant à participer à un Grand Chelem pour faire valoir leurs revendications ?
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"Je comprends les joueurs qui parlent de boycott, car il faut bien commencer quelque part", avait estimé Jannik Sinner à Rome en mai. "C'est la première fois que j'ai l'impression que les joueurs sont tous dans le même cas et partagent le même point de vue. Je pense que c'est juste, car sans les joueurs, il n'y a pas de tournois. En même temps, nous respectons les tournois car ils nous font grandir en tant qu'athlètes."
Aussi offensive sur le court qu'en dehors, Aryna Sabalenka n'en démord pas. "A un moment donné, il faudra boycotter si c'est la seule solution pour défendre nos droits", a appuyé la Biélorusse. "S'il faut en arriver au boycott, je pense que nous, les joueuses, nous pouvons nous unir, car certaines choses en Grand Chelem sont vraiment injustes pour nous."
Mais d'autres sont plus mesurés. Interrogée sur ce sujet avant son entrée en lice à Rome, la Polonaise Iga Swiatek, quatre fois sacrée à Paris, avait, elle, concédé que "le boycott des tournois serait quand même une solution un peu extrême". "Le plus important est de communiquer et de discuter avec les organisateurs, de négocier" avait indiqué la n°3 mondiale. "On a eu tellement de sujets par le passé pour lesquels les joueurs auraient pu s'unir et boycotter, mais ça ne s'est jamais produit", a de son côté rappelé la n°2 mondiale Elena Rybakina, reconnaissant "ne pas participer" aux discussions avec les Grands Chelems.
Comment a réagi le tournoi ?
En réponse à l'annonce du boycott du media day, l'organisation de Roland-Garros avait affirmé "regretter [une] décision des joueurs qui pénalise l’ensemble des parties prenantes du tournoi", se disant néanmoins "prête à un dialogue direct et constructif sur les enjeux de gouvernance, afin de donner davantage de place aux joueurs dans la prise de décision, de contribuer à la protection sociale des joueurs et de faire évoluer le partage de la valeur", soit les revendications initiales.
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Mais la dotation du tournoi "ne va pas bouger" cette année, a confirmé sa directrice Amélie Mauresmo, jeudi, se montrant néanmoins rassurante sur l'issue car la discussion "est ouverte". La FFT souligne par ailleurs qu'en plus d'une augmentation "d'environ 45%" de la dotation de Roland-Garros depuis 2019, elle a investi "plus de 400 millions d'euros" dans les infrastructures du tournoi, dont bénéficient les joueurs pendant la quinzaine parisienne. Une réunion entre les organisateurs de Roland-Garros et "certains des représentants" des joueurs doit se tenir vendredi.
Interrogé le 8 mai par Tennis Actu, Guy Forget, l'ancien directeur du tournoi entre 2012 et 2022, grince, lui, des dents quant à ce débat. "Je crois qu’aujourd’hui, les joueurs et les joueuses sont dans un entourage qui parfois les incite à des prises de position maladroites, à une certaine cupidité aussi parfois. C’est un tournoi où, en 15 jours, les joueurs et les joueuses ont gagné entre 80 000 et 90 000 euros pour perdre au premier tour. C’est-à-dire que le joueur le plus médiocre va gagner aujourd’hui ce montant pour perdre 6-0, 6-1, ou la joueuse en 45 minutes, tout en sachant aussi que le prize money augmente de presque 15 % chaque année. Vous connaissez beaucoup, aujourd’hui, de métiers où les joueurs ou les salariés sont augmentés chaque année de 15 % ? C’est formidable", a lâché l'ancien capitaine de Coupe Davis.
Il souhaiterait plus de gratitude de la part des joueurs, alors que les sommes gagnées restent importantes. "Je trouve qu’au lieu de dire aujourd’hui : 'Écoutez, on est reconnaissants parce que depuis dix ans, les prize money ont plus que doublé, c’est extraordinaire, contentons-nous aujourd’hui de profiter, de faire la promotion de notre jeu, de dire qu’on a de la chance d’être là, on a un bel outil, le tennis se porte bien', on trouve que non, ce n’est pas assez, on voudrait gagner plus, plus, plus, plus."
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Further escalation of player actions, potentially including a boycott of specific media events or even a tournament.
Probable · En quelques semaines
Negotiations between players and Grand Slam organizers will continue, with potential for a compromise on revenue share and player welfare funding.
Probable · En quelques mois
The debate over prize money distribution will remain a prominent issue in professional tennis for the foreseeable future.
Très probable · En quelques années
Questions ouvertes
- Will players proceed with a full boycott of a Grand Slam if their demands are not met?
- What specific concessions will Roland-Garros and other Grand Slams be willing to make?
- How will this dispute affect the broader financial model of professional tennis?
- Will Novak Djokovic eventually join the unified player front?




