Sébastien Lecornu : Mesures contre les violences sur mineurs après le rapport sur l'affaire Lyhanna
Le Premier ministre annonce des mesures pour renforcer la protection de l'enfance
L'essentiel
Sébastien Lecornu annonce des mesures pour renforcer la protection de l'enfance après le rapport sur l'affaire Lyhanna, notamment en modifiant la loi pour accélérer les enquêtes sur les violences sexuelles contre mineurs.
Résumé généré par IA
Sébastien Lecornu estime que les révélations du rapport doivent "conduire à l’action". Le Premier ministre souhaite prendre plusieurs mesures, notamment en renforçant le projet de loi relatif à la protection de l'enfance "lors d'un tout prochain Conseil des ministres". Il veut notamment "rendre obligatoires, dans les trois premiers mois suivant une plainte pour viol sur mineur, les actes d’enquête indispensables", a-t-il déclaré sur X. Il compte aussi proposer "que les violeurs en série de mineurs puissent être condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité" et garantir aux parents "une information claire sur l’identité des adultes auxquels leurs enfants sont confiés dans le cadre des activités périscolaires".
La mission d'inspection sur l'affaire de la jeune Lyhanna "établit une vérité d'une extrême gravité", à savoir que "la chaîne de protection a failli", en raison d'une "succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions", a par ailleurs déclaré Sébastien Lecornu. "La puissance publique ne se défaussera pas. Elle doit reconnaître cette défaillance, établir précisément les responsabilités et en tirer toutes les conséquences, y compris individuelles", a-t-il déclaré après avoir reçu le rapport d'inspection.. "Cette exigence de vérité ne doit cependant pas conduire à jeter l'opprobre ni sur la gendarmerie nationale ni sur l'autorité judiciaire dans leur ensemble."
La mort de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, a suscité un émoi national d'autant que le principal suspect, Jérôme Barella, était déjà visé par la plainte déposée en août 2025 par la mère de Rosa*, une autre enfant de dix ans qui l'accuse de l'avoir violée à plusieurs reprises. Or, il n'avait jamais entendu par les enquêteurs. "Le rapport ne décrit ni un simple dysfonctionnement administratif ni un manque de moyens. Il souligne d'abord que les premiers actes d'enquête réalisés par la première juridiction et les enquêteurs ont été conduits de manière efficace. Mais la suite de la procédure a été marquée par une succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions, à plusieurs niveaux de la chaîne judiciaire et de l'enquête", a estimé le chef du gouvernement. "Ces manquements ont eu des conséquences dramatiques", a-t-il insisté, promettant de recevoir "les familles concernées" avec plusieurs ministres. *Le prénom a été modifié pour préserver l'anonymat de la victime.





