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Shiva accused of 'institutionalized precariousness' by cleaning agents
En développement
20 Minutes13.06.2026Law2 dk okumaFrance

Shiva accused of 'institutionalized precariousness' by cleaning agents

L'essentiel

  • Cleaning agents are suing Shiva, a French home-cleaning company, accusing it of misclassifying them as independent contractors while treating them as employees.
  • The agents claim this 'institutionalized precariousness' deprives them of employee benefits and protections, despite Shiva's 'premium' marketing.
  • An investigation is underway.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Three cleaning agents are suing Shiva, a French home-cleaning company, alleging that the company misrepresents its relationship with its workers. They claim Shiva operates as an employer without providing the benefits and protections of salaried employees.

Taille de police

Ses publicités, visibles notamment dans le métro parisien, mettent en valeur « l’éclat de la profession employé de maison ».

Pourtant, il semblerait que l’enseigne Shiva veuille garder certains employés dans l’ombre.

Trois agents de ménage reprochent à Shiva de se présenter comme un mandataire, c’est-à-dire un facilitateur entre les particuliers et les agents de ménage, alors que Shiva entretiendrait avec eux une relation d’employeur, mais sans les garanties prévues par le statut de salarié.

Une « précarité institutionnalisé »

Shiva, forte de 700 agences gérées en franchise, a engrangé en 2025 un chiffre d’affaires de 63,8 millions d’euros.

« Shiva est devenue l’une des plus importantes entreprises de nettoyage de France sans assumer les charges sociales et les obligations qui incombent normalement à un employeur du secteur de la propreté », a dénoncé auprès de l’AFP le collectif d’avocats représentant les plaignants.

Son « modèle repose sur une forme de précarité institutionnalisée », quand Shiva brandit « un positionnement marketing prétendument ''premium'' et un discours consistant à vouloir rendre leur dignité à des professionnels du ménage souvent dévalorisés », ont accusé Mes Hector Bernardini, Jean Simon, Lucie Rain, Magali Woch et Marianne Jacob.

Leurs clients ont porté plainte en janvier, avait révélé le site Basta !.

Depuis, une enquête a été confiée à la direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS), a indiqué samedi le parquet de Paris.

Contactée, Shiva a assuré « accueillir sans réserve tout examen de son activité », précisant ne pas avoir été, jusqu’à aujourd’hui, au courant de l’enquête.

« Shiva porte une attention scrupuleuse à la légalité de ses activités, en lien avec ses franchisés » dans le cadre « du statut de mandataire prévu par la loi », a ajouté le porte-parole.

Des employés géolocalisables quand ils travaillent

Dans leur plainte, dont l’AFP a eu connaissance, les agents estiment que leurs conditions de travail montrent un « véritable lien de subordination » à Shiva.

Par exemple, ils doivent être géolocalisables quand ils travaillent, leurs congés ou leurs augmentations de salaire sont gérés par Shiva, affirment-ils.

La plainte accuse aussi Shiva de marchandage de main-d’œuvre : le recours « fréquent voire systématique » à des contrats à durée déterminée d’usage fragilise les agents mais bénéficie à Shiva, qui n’a pas à « débourser d’indemnité de licenciement ».

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • Investigation into Shiva's practices will lead to regulatory action or legal penalties.

    Probable · En quelques mois

  • Shiva may be forced to reclassify its workers as employees, impacting its business model.

    Possible · En quelques mois

Questions ouvertes

  • Will Shiva be found guilty of misclassification?
  • What are the potential financial penalties for Shiva?
  • Will this case lead to broader changes in the gig economy in France?

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This article was originally published by 20 Minutes.

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