Tensions Iran-États-Unis et actualités du Moyen-Orient
Fin de grève de la faim pour les époux Foreman en Iran, nominations sécuritaires et bras de fer autour du détroit d'Ormuz.
L'essentiel
- Craig et Lindsay Foreman arrêtés en Iran ont mis fin à leur grève de la faim.
- Parallèlement, les tensions persistent entre Téhéran et Washington concernant le détroit d'Ormuz, tandis que des changements sécuritaires majeurs ont lieu en Iran.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Craig et Lindsay Foreman ont été condamnés en février à 10 ans de prison pour espionnage en Iran.
Un victoire pour Téhéran dans sa « diplomatie des otages »... Craig et Lindsay Foreman, emprisonnés en Iran après avoir été arrêté début 2025 lors d'un tour du monde à moto, ont mis fin à leur grève de la faim, a annoncé lundi leur famille. Le couple britannique avait été condamnés en février à 10 ans de prison pour espionnage, une accusation qu'ils nient.
Pour protester contre cette détention, les quinquagénaires ont entamé mi-mai une grève de la faim. Elle a pris fin dimanche « après 93 jours pour Craig et 84 jours pour Lindsay », indique la famille dans le communiqué. Cette action « contre leur traitement et celui de leurs co-détenus a pesé très lourdement sur leur santé physique durant leur détention à la prison d'Evin, à Téhéran », précise-t-elle.
L'accord de défense mutuelle conclu entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie la semaine dernière montre « un changement de perception » dans la région vis-à-vis des Etats-Unis, a affirmé ce lundi la diplomatie iranienne. Elle estime « ne pas avoir de raison de s'inquiéter ».
« Les pays de la région se sont rendus compte que la sécurité n'est pas à une marchandise qui s'achète auprès de ceux qui font de fausses promesses », a déclaré le porte-parole Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, en référence aux Etats-Unis, allié des pays signataires du pacte.
Donald Trump a laissé entendre dimanche qu’il était prêt à laisser la pression économique s’intensifier contre l’Iran, semblant ainsi renoncer à ordonner de nouvelles frappes militaires alors même que Téhéran formule des exigences fermes.
« On reste discrets », a déclaré le président américain, selon Axios, qui a indiqué s’être entretenu avec lui lors d’un bref échange téléphonique. « Nous ne faisons que semi-négocier avec eux. Nous nous contentons d’observer l’Iran, avec son inflation galopante et le fait qu’il n’a plus d’argent », a-t-il dit selon le média en ligne, adoptant un ton clairement mesuré.
Ancien commandant en chef des Gardiens de la révolution, Mohsen Rezaï a été nommé secrétaire de la plus haute instance sécuritaire d’Iran. Il remplace Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale. Il y a été nommé par le président Massoud Pezeshkian, a précisé sur X un porte-parole du bureau de ce dernier, Mehdi Tabatabaei.
Mohammad Bagher Zolghadr devient lui conseiller politique du guide suprême, selon un communiqué publié dimanche par le bureau de l’ayatollah Khamenei.
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La tension est toujours vive entre l’Iran et les Etats-Unis, principalement au sujet du détroit d’Ormuz. Donald Trump n’arrive pas obtenir le déblocage de ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Et les conditions listées samedi par Téhéran pour sa réouverture pourraient accentuer le bras de fer : les Etats-Unis doivent « mettre fin définitivement à la guerre et à l’agression » contre l’Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, « indemniser intégralement l’Iran pour les dommages causés » par les hostilités, lever les sanctions contre l’économie et débloquer « sans condition » les avoirs iraniens gelés.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Maintien des pressions économiques américaines contre l'Iran
Probable · En quelques semaines
Questions ouvertes
- Les États-Unis céderont-ils aux exigences iraniennes pour rouvrir le détroit d'Ormuz ?
- Quelle sera l'orientation politique de Mohsen Rezaï à la tête de la sécurité nationale ?


