Uruguay: First Euthanasia Case After Law Adoption
L'essentiel
- Uruguay, the first Latin American country to legalize euthanasia, recorded its first case on Friday.
- A 69-year-old terminally ill cancer patient chose to end her suffering under the new law.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Uruguay became the first country in Latin America to legalize euthanasia in October 2025, with the law entering into effect in April. This followed years of parliamentary debate and resistance from the Catholic Church. Assisted dying has also been decriminalized in Colombia and Ecuador by court decisions.
Une malade du cancer est morte par euthanasie vendredi en Uruguay, une première dans ce pays qui est depuis l'an dernier le premier d'Amérique latine à s'être doté d'une loi autorisant l'aide à mourir pour les malades en phase terminale, a indiqué à l'AFP une source de l'Ordre des médecins.
Après des années de va-et-vient parlementaire et malgré la résistance de l'Église catholique, l'Uruguay est devenu en octobre 2025 le premier pays d'Amérique latine à adopter une loi permettant l'euthanasie sous certaines conditions. Ce texte est entré en vigueur en avril dernier.
Dans deux autres pays du sous-continent, la Colombie et l'Équateur, l'aide à mourir a été dépénalisée respectivement en 1997 et 2024 par des décisions de justice ayant fait jurisprudence.
Selon des sources sanitaires citées par le média local Telenoche 4, la personne euthanasiée est une femme de 69 ans qui, atteinte d'un cancer en phase terminale, avait demandé à abréger ses souffrances. Une source de l'Ordre des médecins d'Uruguay a confirmé à l'AFP que le premier cas d'euthanasie dans le pays avait eu lieu vendredi.
Federico Preve, l'un des députés de la gauche au pouvoir à l'origine de la loi, a salué «une journée symbolique très importante pour le pays». «Cette personne a pu choisir de mourir en toute sérénité, elle a pu choisir de s'éteindre conformément à ses propres convictions», a-t-il déclaré aux journalistes.
La loi uruguayenne exige que le patient réclamant l'euthanasie soit majeur, citoyen ou résident, et qu'il soit mentalement apte. Il doit se trouver au stade terminal d'une pathologie incurable, provoquant des souffrances insupportables et une grave détérioration de sa qualité de vie.
Selon le protocole, c'est le patient qui doit demander l'euthanasie à un médecin, lequel dispose d'un délai de trois jours pour se prononcer. Un deuxième avis médical est requis pour que la procédure puisse se poursuivre. En cas de désaccord entre les deux praticiens, c'est une commission médicale qui tranche.
L'euthanasie est pratiquée à l'aide de médicaments spécifiés dans un protocole, et le patient peut revenir sur sa décision à tout moment, sans avoir à fournir d'explications.
Questions ouvertes
- What were the specific circumstances leading to the patient's request?
- What was the medical commission's decision process?
- How will this first case impact future applications of the law?
- What is the public reaction to this first case?






