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Victor Wembanyama : 5 raisons qui expliquent son match référence effrayant
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20 Minutes19.05.2026Sport7 dk okumaFrance

Victor Wembanyama : 5 raisons qui expliquent son match référence effrayant

L'essentiel

  • Victor Wembanyama a livré un match exceptionnel contre Oklahoma City, menant son équipe à la victoire.
  • Ce récital s'explique par son leadership accru, ses actions décisives en fin de match, la fin du "load management", son adaptation aux défenseurs adverses et sa lucidité.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Victor Wembanyama a livré un match exceptionnel en finales de conférence Ouest contre Oklahoma City, menant son équipe à la victoire. Cet article analyse les raisons de cette performance historique.

Taille de police

Oubliez sa merveilleuse finale olympique à Paris 2024 contre les Etats-Unis, son ahurissant come-back post-thrombose en octobre dernier pour détruire les Mavs, ou encore son record de 50 points à relativiser vu l’enjeu et l’opposition (no offense Washington).

On tient depuis lundi soir LE match référence le plus effrayant en carrière de Victor Wembanyama, avec un récital pour chiper d’emblée l’avantage du terrain au champion en titre Oklahoma City (115-122 après deux prolongations), en finales de la conférence Ouest. 20 Minutes vous détaille cela en cinq raisons, au-delà de la ligne statistique monstrueuse (41 points à 14/25 aux tirs et 24 rebonds) de « Wemby » face à la plus féroce défense que peut proposer la NBA.

Parce qu’il n’a jamais été autant leader

Avec son lieutenant supposé le plus fiable et expérimenté De’Aaron Fox (28 ans, 18,8 points de moyenne sur ces play-offs) finalement sur le flanc (cheville), on se doutait que les responsabilités de Victor Wembanyama allaient encore grimper d’un cran lundi soir pour ce lancement des finales de conf contre le Thunder. Mais on n’imaginait pas voir « Wemby » autant en guide rassurant et sûr de sa force, alors qu’il n’était « que » le deuxième meilleur scoreur des Spurs derrière Stephon Castle sur l’entame de la « postseason ».

Très calme/« locked in » dans les moments chauds de cette rencontre à l’intensité exceptionnelle, le pivot français de 22 ans s’est aussi montré ultra-démonstratif après quelques actions d’éclat. On pense surtout à cet énorme dunk durant la deuxième prolongation (114-117), suivi de quelques mots en direction d’un Chet Holmgren qu’il n’apprécie guère, et qui l’avait contré au bout du temps réglementaire.

Voir tous ses coéquipiers se ruer sur lui au coup de sifflet final en dit long, tout comme son aura de big boss assumé dégagée au moment de prendre la pose face à son banc, ou lors de son interview sur le parquet, en mordillant son protège-dents façon Stephen Curry.

Parce qu’il n’a jamais été aussi « clutch »

Sa plus grosse action d’éclat de cette folle soirée évoque aussi le meneur superstar des Warriors. A savoir une bombinette balancée à plus de 9 m, à 28 secondes de la fin de la première prolongation, alors que le match penchait sérieusement vers OKC (108-105). Un shoot à trois-points prodigieux (son seul du match !) et déclenché très vite qui n’est donc pas sans rappeler le plus grand game winner en carrière de Steph Curry sur ce même panier, en février 2016.

Ces grandes images en plein money-time manquaient encore à Victor Wembanyama durant ses trois premières saisons régulières NBA. Son statement ne pouvait pas tomber à un meilleur moment, pour sa plus grosse bataille de play-offs face au champion en titre. Outre ce tir du parking, on a listé cinq actions majeures de « Wemby » dans les moments chauds :

- A 97-97, à 1 minute de la fin, il s’arrache pour revenir en défense et arrache un rebond défensif archi-contesté après un lay-up manqué de Shai Gilgeous-Alexander.

- A 99-99, à 11,5 secondes de la fin, il se joue de Jalen Williams pour inscrire, tout en technique et toucher, ce qui aurait pu être le panier de la gagne.

- A 114-118, à 22 secondes du terme de la deuxième prolongation, peu après son énorme dunk (plus lancer bonus) sur Holmgren, « Wemby » convertit une audacieuse passe lobée de Stephon Castle pour quasiment plier le match.

- A 114-120, à 19 secondes de la fin du match, son contre sur Jalen Williams enterre pour de bon les derniers espoirs du Thunder.

Parce que le « load management », c’est officiellement fini en play-offs

Qui dit arrivée des matchs couperets via les play-offs dit aussi la fin des protocoles visant à préserver au maximum le jeune et fragile joyau du côté de la franchise texane. Limité à 29,7 minutes de jeu par match sur sa saison rookie avec Gregg Popovich, puis encore à 29,2 minutes en moyenne durant cette saison régulière, en raison de plusieurs alertes physiques et d’un effectif assez fourni pour l’économiser, « Wemby » en a fini avec le « load management » à la sauce Spurs.

Il ne tourne certes qu’à 28,8 minutes de moyenne sur ces play-offs, mais ce chiffre est trompeur, car lié à quelques victoires faciles contre Portland et Minnesota sur les tours précédents, et surtout à ses sorties très rapides (après 5 et 12 minutes) sur deux matchs pour cause de protocole commotion et d’expulsion.

Car sur les rencontres accrochées, l’ancien grand espoir de Nanterre reste au taquet sur le terrain, avec déjà sept matchs à plus de 32 minutes disputés, et cette hallucinante pointe à 49 minutes de temps de jeu lundi à Oklahoma City. Ça lui va plutôt bien à notre Frenchie de ne plus être bridé, non ?

Parce qu’il n’a jamais autant su s’adapter à des « petits » adversaires directs

Dans pas mal d’années, Charles Kahudi et Yves Pons pourront raconter à leurs petits-enfants comment ils avaient su cadenasser Victor Wembanyama avec l’Asvel en Betclic Elite, malgré un déficit de taille d’une vingtaine de centimètres. Car depuis ses débuts professionnels, « Wemby » est globalement plus gêné sur le plan offensif lorsqu’il est gardé par de toniques postes 3-4 le contrariant sans cesse au niveau des hanches.

Les équipes NBA sont ainsi parvenues à s’adapter depuis trois ans au profil inédit de l'« Alien » du Chesnay, en lançant sur lui des Julius Randle, Draymond Green, Dillon Brooks and co, tous à moins de 2,10m. Le Thunder est allé encore plus loin lundi, grâce à ses multiples options de défenseurs élite sur les postes d’arrières-ailiers.

C’est ainsi que Jalen Williams et surtout Alex Caruso (1,96 m tous les deux), qui avait su perturber Nikola Jokic lors des play-offs 2025, se sont davantage collés au dossier que Chet Holmgren (2,16 m). Des choix qui ont pu user Victor Wembanyama, vu la dureté des profils retenus, mais qui ne l’ont pas empêché de profiter de toutes ses qualités athlétiques, notamment pour survoler la deuxième prolongation (9 points en 5 minutes).

Parce qu’il est toujours resté lucide

Qu’il semble loin, ce fameux coup de coude adressé à l’intérieur des Timberwolves Naz Reid le 10 mai, ce qui lui avait coûté une expulsion logique. Pour le premier match de finales de conf de sa carrière, Victor Wembanyama est tout simplement devenu le plus jeune joueur de l’histoire à compiler plus de 40 points et de 20 rebonds sur un match de play-offs NBA.

Et autant on a pu redouter le pire, lorsqu’il est tombé dans le piège d’Alex Caruso avec une faute offensive assez grossière à deux minutes de la fin du temps réglementaire (à 92-94), autant le reste de ce match ultra-serré est un modèle de lucidité de sa part. Dans ce registre, on peut noter en vrac le 12/13 aux lancers-francs, un ballon gratté à un moment irrespirable en demandant à raison un « challenge » auprès des arbitres, ou encore une meilleure protection dans une chute avec Chet Holmgren que sur son protocole commotion contre Portland.

Notre dossier sur Victor Wembanyama

Questions ouvertes

  • Comment Victor Wembanyama va-t-il gérer la pression des prochaines rencontres ?
  • L'équipe des Spurs parviendra-t-elle à maintenir ce niveau de performance ?
  • Quelle sera l'impact de cette victoire sur la suite de la carrière de Wembanyama ?

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This article was originally published by 20 Minutes.

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