Wahib Nacer, le banquier impassible face à la justice
L'essentiel
- Le haut cadre bancaire Wahib Nacer, 81 ans, fait preuve d'un calme remarquable lors de son procès en appel concernant le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
- La cour a requis quatre ans de prison ferme, peine identique à celle de première instance.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Wahib Nacer, un haut cadre bancaire, est jugé en appel pour son implication présumée dans le financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Il avait été condamné en première instance et avait purgé une peine de prison.
Ce qui est remarquable chez Wahib Nacer, c’est sa parfaite égalité d’humeur. Le parquet général a requis contre le haut cadre bancaire quatre ans de prison ferme, la peine pour laquelle il avait été condamné, en 2025 par ses premiers juges. Il a même été écroué, à 81 ans, trente-quatre jours à la Santé. Et les avocats de l’un de ses coprévenus l’ont éreinté, mardi 19 mai, au deuxième jour des plaidoiries de la défense du procès en appel sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Mais Wahib Nacer reste calme, courtois, souriant, avec le détachement admirable d’un banquier suisse.
Il est d’ailleurs là tous les jours, souvent en la seule compagnie de Brice Hortefeux, et a écouté sagement la charge de Mᵉ Antonin Lévy, l’un des avocats du milliardaire saoudien Khaled Bugshan. Lui n’est pas là. « On a traité M. Bugshan de lâche, de menteur, parce que les absents ont toujours tort, a plaidé Mᵉ Lévy, et cela permet aux autres de dire n’importe quoi. Mais c’est une absence que lui-même déplore. » Le ministre de l’intérieur saoudien lui aurait interdit de quitter le royaume, « et il est bel et bien coincé dans son pays ».
Questions ouvertes
- Quelle sera la décision de la cour d'appel ?
- Quelles sont les preuves concrètes du financement libyen ?
- Pourquoi Khaled Bugshan est-il absent du procès ?





