Arrestation d'un imam influent au Burkina Faso avant la Tabaski
Son arrestation, la veille de la Tabaski (le nom donné à la fête musulmane de l’Aïd-el-Kébir en Afrique de l’Ouest), a provoqué la colère de ses fidèles.
Le 26 mai, l’influent imam Mohammad Ishaq Kindo, un des chefs de file du Mouvement sunnite du Burkina Faso – la mouvance la plus rigoriste de l’islam sunnite local, dans un pays où 60 % de la population est musulmane –, a été arrêté à Ouagadougou par des membres des services de défense et de sécurité, pour certains encagoulés. Il n’est depuis plus réapparu.
Deux jours avant cette interpellation musclée, un enregistrement de l’imam Kindo avait largement circulé sur les réseaux sociaux burkinabés. On l’y entendait prendre position contre un projet de loi encadrant l’exercice des libertés religieuses, proposé en mars par le gouvernement et interdisant, entre autres, les lieux de culte dans les services publics, excepté les établissements de santé, les prisons et les casernes.
« Que chacun se méfie et s’abstienne de vouloir interdire les prières dans les lieux publics. Que tu sois chef ou homme fort, tu n’as ni la force ni la puissance de Dieu », avait notamment déclaré le prédicateur.





