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Crash Rio-Paris : les familles des victimes demandent l'intervention d'Emmanuel Macron
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Crash Rio-Paris : les familles des victimes demandent l'intervention d'Emmanuel Macron

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France Info
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Dans une lettre envoyée jeudi 4 juin à Emmanuel Macron, dévoilée par Le Parisien et que franceinfo a pu consulter, les familles des 228 victimes du crash du vol Rio-Paris en 2009 demandent au président de la République d'intervenir auprès d'Air France et Airbus pour les faire renoncer à leur pourvoi en cassation. "Nous vous demandons d’intervenir auprès de leur direction respective pour leur demander de renoncer à leur pourvoi en cassation", écrivent-elles.

Les deux sociétés ont été condamnées en appel il y a deux semaines pour homicides involontaires, les déclarant "seuls et entièrement responsables" de l'accident le plus meurtrier de l'aviation française. "Nous espérions que cette décision mettrait un terme à notre calvaire. Notre espoir a malheureusement été anéanti par l’annonce d’Airbus et d’Air France de se pourvoir en cassation", écrivent les familles de victimes dans cette lettre, signée par Danièle Lamy, présidente de l'association Entraine et Solidarité AF447.

Les familles "n’ont plus la force de se battre"

"Les familles de victimes sont épuisées. Elles n’ont plus la force de se battre (...) Que les entreprises condamnées choisissent aujourd’hui de prolonger encore cette procédure n’est pas seulement un droit : c’est un choix. Et ce choix, fait en connaissance de cause, au mépris de la détresse de familles accablées par dix-sept ans d’attente, est moralement indéfendable", poursuivent-ils dans la lettre.

"Nous avons conscience que l’État n’a pas à intervenir dans une affaire judiciaire. Ce n’est pas ce que nous vous demandons", ajoutent les familles de victimes. Mais selon elles, il n'est pas "acceptable" que l'État, actionnaire de référence des deux entreprises et siégeant à ce titre au conseil d'administration, "reste spectateur d’une décision qui prolonge le calvaire de familles françaises que d’insoutenables procédures judiciaires n’ont pas épargnées".

Au terme de dix-sept ans d'un tortueux parcours judiciaire, la compagnie aérienne et le constructeur, qui avaient été relaxés en première instance, ont été condamnés le 21 mai à la peine maximale de 225 000 euros d'amende pour ce crash ayant coûté la vie à 228 personnes. Les deux sociétés avaient annoncé se pourvoir en cassation le jour-même.

This article was originally published by France Info.

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