Eurovision 2026: La Bulgarie remporte le concours pour la première fois
Après l’autrichien JJ avec Wasted Love l’année dernière c’est donc la Bulgarie qui remporte cette édition 2026 de l’Eurovision. Depuis la Wiener Stadthalle de Vienne, l’émission commentée par Stéphane Berne et Camille Cerf, a vu DARA et sa chanson Bangaranga triompher. Troisième chez les bookmakers après les demi-finales, la Bulgarie a confirmé son statut de belle surprise.
Elle a proposé une prestation très rythmée et parfaitement chorégraphiée. De quoi placer la candidate star de la pop largement en tête du classement, à la fois des votes des jurys et du public. Ce succès est le premier du pays à l’Eurovision.
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Israël séduit le public (en partie)
Alors que quatre spectateurs avaient été virés de la première demi-finale après avoir crié «free palestine» et «stop the genocide», la prestation de Noam Bettan, candidat d’Israël, était évidemment très scrutée. Outre un cri au début de la chanson, le jeune homme n’a pas été perturbé et a même reçu une salve d’applaudissements à la fin. Encore plus fort, il termine à la 2e place après avoir obtenu 220 points de la part du public. Un score remarquable qui a provoqué quelques sifflets. Alors que la première place du podium se jouait entre la Bulgarie et Israël, la salle autrichienne a montré son mécontentement face à ce coude à coude. Jusqu’en salle de presse, l’ambiance était tendue avec de nombreux journalistes scandant «Bulgaria» en soutien au pays, contre son adversaire.
Dans Vienne cependant, plusieurs manifestations pro-Palestine se sont déroulées tout au long du week-end. En soixante-dix ans d’existence, jamais l’Eurovision n’avait été confronté à un tel mouvement de protestation et de boycott. «Il s’agit d’une campagne coordonnée et de grande envergure impliquant des activités numériques, des pressions ciblées sur les artistes et des manifestations sur le terrain», a déploré dans un communiqué Avi Cohen-Scali, le directeur général du ministère israélien de la Diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme. L’institution assure avoir constaté «une recrudescence marquée et coordonnée des discours antisémites et anti-israéliens autour de l’Eurovision 2026» et accuse les «gouvernements et organismes publics européens» ayant choisi de boycotter la compétition de «favoriser l’incitation à la haine».
La complicité des commentateurs
Après le départ de Laurence Boccolini du service public, c’est Camille Cerf qui a été choisie pour nous faire vivre l’évènement auprès de Stéphane Bern. Un duo qui fonctionne bien ! Les deux compères ont rythmé la soirée de leurs commentaires pleins d’humour. L’ancienne miss était particulièrement sans filtre, questionnant même son coéquipier sur sa vie amoureuse. Leurs réactions, plus ou moins valorisantes, aux prestations étaient accompagnées d’anecdotes des coulisses, de précisions historiques et d’analyses. «J’ai vu son petit oiseau moi !», annonce Camille Cerf après la prestation du candidat danois. «Ah oui ?», s’étonne l’animateur. «Oui son tatouage», temporise-t-elle. L’ancienne miss, qui peut aussi compter sur son collègue pour la reprendre pour sa prononciation des nombreux mots allemands, a toutefois été largement moquée sur les réseaux sociaux. Les internautes lui reprochant notamment un humour de mauvais goût et un manque de connaissances de la compétition.
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La France onzième
Interprète d’une performance maîtrisée de bout en bout, Monroe ne s’est pas démarquée. Toute vêtue de blanc et entourée de ses danseurs, la mise en scène de sa chanson Regarde ! était trop scolaire pour allumer cette étincelle dans le cœur du public. Après avoir obtenu 144 points de la part du jury, elle a sûrement été déçue de n’ajouter que 14 points à son compteur suite au vote du public. À 17 ans, la benjamine de la compétition, gagnante de « Prodiges » termine donc onzième, une place qui reste honorable.
70 ans ça se fête !
Le concours, dont la première édition s’est déroulée en 1956 à Lugano, fêtait ce soir ses 70 ans. Pour l’occasion, l’organisation a fait le choix de proposer un medley de grands tubes ayant marqué le concours. Ne partez pas sans moi de Céline Dion, Waterloo de ABBA ou encore Mon Amour de Slimane... De quoi rendre nostalgique les fans du programme. Dans un magnéto, la présentatrice Victoria Swarovski prend les traits d’une professeur d’université pour refaire un point historique.




