L'Orient Express renaît sur la mer avec le Corinthian
C’était un 4 octobre, il y a précisément cent quarante-trois ans. Georges Boyer, dramaturge et chroniqueur, pose un pied que l’on imagine élégamment botté dans ce qui deviendra le train le plus célèbre du monde. De Strasbourg, l’Orient Express emmène le journaliste aux confins de l’Europe, direction Constantinople. Douze jours à bord de ce « palace à vapeur », comme il s’en ébaubit dans les colonnes d’un Figaro tout en noir et blanc.
Ce 6 mai, cent quarante-trois ans plus tard, charriait le même frisson des jours de grands départs. Le Figaro Magazine a pu découvrir, en quatre jours et par la mer, le nouveau chapitre de ce voyage nommé Orient Express. Et dont la légende s’écrit désormais sur la coque bleu nuit du Corinthian, un voilier de 220 mètres de long battant pavillon français, baptisé le 29 avril aux Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire. Quand nous la découvrons, la belle attend son heure : le départ de sa première traversée emmenant quelques chanceux jusqu’à Marseille…





