Newsgather
Geri|Le bistrot "Nul bar ailleurs" ferme ses portes en Normandie
Le bistrot "Nul bar ailleurs" ferme ses portes en Normandie
HABERAI
France Info·5 sa önce·🇫🇷France·Business

Le bistrot "Nul bar ailleurs" ferme ses portes en Normandie

2 dk okuma·%50 önem·350 kelime
#bistrot#café#commerce#Normandie#Courtonne-les-Deux-Eglises#Lisieux#ThomasGironie#Envoyéspécial
F
France Info
Yayıncı
Yazı boyutu

"Nul bar ailleurs"... le nom était bien trouvé, mais le 30 avril au soir, le seul bistrot et unique commerce de cette commune normande de 627 habitants va fermer. L'équipe d'"Envoyé spécial" est allée boire un dernier verre en pays d'Auge, à Courtonne-les-Deux-Eglises, tout près de Lisieux. Les journalistes ont passé deux jours avec Thomas Gironie, 34 ans, et ses habitués.

Pourquoi le patron du bar depuis quatre ans baisse-t-il le rideau lui aussi, comme le font deux bistrots chaque jour en France ? Les Français boivent moins, c'est vrai – beaucoup moins qu'avant. Dans les années 1960, c'était en moyenne 200 litres de boissons alcoolisées par personne et par an, aujourd'hui seulement 80 litres. Mais ce qui est une très bonne nouvelle pour la santé publique l'est moins pour les patrons de cafés.

Trop de charges, et une diversification qui n'a pas marché

Malgré 100 000 euros de chiffre d'affaires annuel, Thomas n'arrive plus à se verser de salaire, affirme-t-il, et ça le met en colère, contre l'Etat surtout. Trop de charges, explique-t-il, et en échange, des services publics à l'abandon. Pour sauver son café, il a bien essayé de se diversifier : "On avait un coin poste. On pouvait faire partir les courriers, recevoir des colis. On avait ici des bannettes pour le pain, on faisait du pain tous les jours. On avait organisé un endroit pour faire l'épicerie. Donc on avait un frigo ici, avec tous les produits frais, etc., quelques yaourts, fromages et autres." Mais ça n'a pas marché : les produits se périmaient, et Thomas Gironie a dû puiser dans ses propres poches.

Dans quelques heures, Courtonne-les-Deux-Eglises fera quand même la fête, pour la fin de cet endroit qui offrait "le plaisir de rencontrer les gens du village, des gens qu'on n'aurait pas connus autrement", comme le dit une agricultrice. Car "tenir un bar, c'est du social : on est un peu psychologue, on est un peu tout, dans un bar". Pourtant, depuis un siècle, leur nombre s'est effondré en France. On n'en compte plus que 30 000 environ aujourd'hui, contre près de 470 000 en 1925. Soit quinze fois moins.

Extrait de "Pourquoi les bistrots ferment ?", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 4 juin 2026.

Bu haber ilk olarak şurada yayınlandı: France Info.

İlgili Haberler