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Nationaliser TotalEnergies contre la hausse des prix des carburants ? «Pourquoi pas», répond la députée LFI Clémence Guetté
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Le Figaro Économie·05.05.2026·🇫🇷France·Business

Nationaliser TotalEnergies contre la hausse des prix des carburants ? «Pourquoi pas», répond la députée LFI Clémence Guetté

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Le Figaro Économie
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Aux grands maux, les grands remèdes. Interrogée sur la hausse actuelle des prix des carburants, liée au blocage du détroit d’Ormuz depuis le 28 février, la députée Insoumise Clémence Guetté a proposé une solution radicale ce mardi : nationaliser le géant tricolore TotalEnergies. «Pourquoi pas? C’est une idée», a-t-elle avancé au micro de Thomas Sotto, sur RTL.

Selon elle, «nationaliser Total serait rentable dès la première année». La vice-présidente de l’Assemblée nationale entend précisément reprendre seulement l’activité liée au raffinage et à la distribution, non celle liée à l’extraction - soit 67% de l’activité totale de la compagnie. L’État français pourrait réaliser cette opération en s’endettant, mais «les bénéfices seront supérieurs aux intérêts de la dette dès la première année», a assuré la députée. Ce qui permettrait à l’État actionnaire de «réinvestir ensuite dans la transition écologique et les énergies renouvelables».

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Valorisation à 180 milliards d’euros

Cette idée avait déjà été avancée par plusieurs élus insoumis. Lors des manifestations du 1er mai, Jean-Luc Mélenchon a assuré que «si Total était resté nationalisé, il y aurait 30 milliards de plus dans la caisse de l’État en cinq ans, 100 milliards en dix ans». Lundi 4 mai, la cheffe de file des députés Insoumis, Mathilde Panot, s’est aussi rangée derrière cette idée. Alors que depuis des semaines, LFI appelle au blocage des prix du carburant et à l’encadrement des marges, elle a estimé qu’en cas de refus de la part de l’énergéticien, «nous avons la possibilité de nationaliser» une partie de TotalEnergies. De son côté, la patronne de la CGT, Sophie Binet, a aussi soutenu cette piste : «Total était un groupe nationalisé et la France allait très bien quand Total était nationalisé», a-t-elle plaidé, le 1er mai.

Pour rappel, la valorisation du géant tricolore est estimée à 180 milliards d’euros. Il y a quelques jours, l’entreprise a publié ses résultats trimestriels, affichant une hausse de ses bénéfices de 51%, à 5,8 milliards de dollars, provoquant de vives réactions de la part de la gauche.

Toutefois, les Insoumis appellent avant tout à bloquer les prix des carburants, en faisant pression sur les raffineurs et producteurs de pétrole. «Total a distribué 100 milliards de dollars à ses actionnaires en dix ans. Je crois qu’ils ont largement les moyens de payer», a cinglé Mathilde Panot.

This article was originally published by Le Figaro Économie.

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