5 764 décès en excès enregistrés en France pendant la canicule de juin-juillet
Hızlı Bakış
- Santé publique France annonce 5 764 décès en excès en France entre le 17 juin et le 2 juillet, une surmortalité inédite depuis 2003.
- Ce bilan, incluant les déclarations papier, touche toutes les classes d'âge dès 15 ans, avec une forte concentration chez les 75 ans et plus.
Yapay zekâ özeti
Neden Önemli?
Santé publique France a publié un bilan actualisé des décès en excès liés à la canicule de juin-juillet, incluant pour la première fois les déclarations papier, révélant une surmortalité inédite depuis 2003.
Un bilan très attendu : "5 764 décès en excès" ont été enregistrés pendant la canicule exceptionnelle qui a touché le pays entre le 17 juin et le 2 juillet, annonce Santé publique France (SPF) dans un bulletin publié mercredi 22 juillet. Jusqu'alors, les bilans communiqués ne prenaient pas en compte tous les décès, notamment ceux déclarés sous format papier. Il s'agit d'une surmortalité jamais observée en France depuis celle de 2003, d'après ce bilan. "En vingt ans, l'offre de soins a largement évolué, tout comme la pyramide des âges", analyse Guillaume Boulanger, à la direction de la santé environnementale de SPF. "Mais au vu des derniers épisodes de canicule, c'est un impact très fort, notamment si on compare [ces chiffres] avec ceux de 2020", où "1 932 décès en excès" avaient été recensés.
Ce bond de la mortalité "toutes causes", qu'on ne peut pas encore imputer avec certitude à la chaleur, a été constaté pour "toutes les classes d'âge à partir de 15 ans" – avec une "augmentation marquée dès 45 ans" –, ce que l'agence sanitaire nationale juge "inédit". "Les comptes seront faits à la fin de l'été", a expliqué le ministère de la Santé lors d'un point presse. "Ces décès se sont concentrés sur trois jours, les 25, 26 et 27 juin, détaille Guillaume Boulanger. Ils concernent toutes les classes d'âge, même si les 75 ans et plus représentent, à eux seuls, 3 719 décès en excès."
Avec 92 départements placés en vigilance canicule entre le 17 juin et le 2 juillet, 98,5% de la population hexagonale a été touchée par cette vague de chaleur "d'une intensité exceptionnelle". Dans le détail, 1 999 décès en excès ont été enregistrés en Ile-de-France, 635 dans le Grand Est et 553 dans les Pays de la Loire. Viennent ensuite le Centre-Val-de-Loire (511), la Nouvelle-Aquitaine (445), la Normandie (426), les Hauts-de-France (424), la Bourgogne-Franche-Comté (373), la Bretagne (225) et l'Auvergne-Rhône-Alpes (214). Seules la Corse, l'Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur ne sont pas concernées par cet excès de mortalité, précise SPF.
Le 3 juillet, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait fait état d'"au moins 2 025 décès supplémentaires" recensés sur la période allant du 22 au 28 juin. "Dans ces 2 025 décès, on trouve une augmentation de 91% des décès à domicile par rapport à la semaine précédente", avait-elle détaillé. Toutefois, à ce moment précis, les autorités sanitaires ne disposaient pas encore de "toutes les remontées", avait ajouté la ministre, précisant que "les chiffres [allaient] évoluer de façon certaine" dans les prochaines semaines. Effectivement, pour ce relevé, SPF n'avait pris en compte que les certificats de décès sous format électronique. Manquaient alors les certificats de décès papier qui prévalent encore quand des personnes sont retrouvées mortes à leur domicile.
Bundan Sonra Ne Olabilir?
Yapay zekâ öngörüsü — kesinlik taşımaz
Les comptes définitifs des décès liés à la canicule seront établis à la fin de l'été.
Çok muhtemel · Aylar içinde
Les chiffres de surmortalité vont évoluer dans les prochaines semaines.
Çok muhtemel · Haftalar içinde
Açık Sorular
- L'imputation certaine de ces décès à la chaleur n'est pas encore établie.




