Accompagnants des patients autorisés dans les urgences hospitalières françaises
Hızlı Bakış
- Une nouvelle charte autorise les accompagnants des patients dans les services d'urgences hospitaliers français, sauf exceptions.
- Cette mesure vise à rendre les urgences plus sûres, respectueuses et humaines.
Yapay zekâ özeti
Les accompagnants des patients, « essentiels » pour les malades, seront désormais autorisés dans les services d’urgences des hôpitaux français, sauf exceptions, selon une « charte d’engagements réciproques » signée, mardi 19 mai, par la ministre de la santé, Stéphanie Rist, au terme d’un an de travail entre des représentants d’urgentistes, d’usagers et des acteurs de la santé.
Jusqu’ici, les patients étaient confrontés à une diversité de pratiques en la matière : d’après une enquête de 2023 des services statistiques des ministères sociaux, 32 % des services d’urgences autorisent systématiquement la présence d’un accompagnant, 64 % ne l’autorisent qu’à titre exceptionnel et 4 % l’interdisent.
Il était donc nécessaire de définir « un cadre national », souligne le ministère de la santé dans un communiqué. « Désormais, la règle sera claire : l’accompagnement est le principe, l’exception doit être justifiée », dans « l’objectif commun » d’avoir « des urgences plus sûres, plus respectueuses et plus humaines », affirme Mme Rist.
Une soin particulier aux patients « les plus vulnérables »
La charte reconnaît ainsi « le rôle essentiel de l’accompagnant du patient aux urgences » et prévoit que « chaque patient peut être accompagné par une personne de son choix (proche, personne de confiance, aidant…), sous réserve des contraintes de sécurité et d’organisation du service ou des soins ».
Une attention particulière sera accordée à l’accompagnement des « patients les plus vulnérables », parmi lesquels les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les personnes en fin de vie, ajoute le ministère. Les accompagnants s’engagent, de leur côté, à « respecter le fonctionnement du service, la confidentialité et le travail des équipes ».
D’ici à la fin de l’année 2026, « tous les services d’urgences seront invités à afficher la charte dans les espaces d’accueil et sur leur site Internet, à former leurs équipes » et à terme « à évaluer l’impact » de ces nouvelles consignes.
La charte a été signée lors du Salon Santexpo à Paris, organisé par la Fédération hospitalière de France (FHF), en présence de la fédération France Assos Santé, des représentants des médecins urgentistes et du Conseil national consultatif des personnes handicapées.



