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Cancer mortality in France: Social inequalities highlighted by new study
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Cancer mortality in France: Social inequalities highlighted by new study

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Première cause de mortalité en France avec plus de 160 000 décès chaque année, le cancer frappe plus durement certaines catégories de la population. Les Français les plus modestes ont des risques nettement supérieurs de développer des cancers de mauvais pronostic, confirme jeudi 4 juin une étude sur les inégalités sociales d'incidence des cancers, menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

"Longtemps, on a pensé que le cancer était une maladie touchant indistinctement l'ensemble de la population", mais des études plus récentes, plus fines, montrent "un lien extrêmement fort avec la situation des individus, notamment socio-démographique", a expliqué Thomas Wanecq, à la tête du service statistique des ministères sociaux.

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Davantage d'exposition à certains facteurs de risque, moins de dépistage, des diagnostics souvent plus tardifs... Si ces inégalités face à la maladie avaient déjà été pointées dans d'autres travaux, cette nouvelle étude tient notamment compte des diverses localisations des tumeurs, démontrant que certains cancers sont plus fréquents chez les plus modestes, d'autres chez les plus aisés.

Entre 2013 et 2020, les hommes appartenant aux 10% les plus modestes avaient ainsi un risque 2,2 fois plus élevé que ceux des 10% les plus aisés de développer un cancer du poumon. A l'inverse, les cancers du sein et de la prostate sont plus fréquents parmi les Françaises et Français les plus aisés. Les plus modestes développent plus souvent des cancers associés à des chances moindres de survie (avec un risque 1,7 fois plus élevé de cancer de mauvais pronostic pour les 10% les plus modestes comparé aux 10% les plus aisés) et subissent des formes plus agressives, relèvent encore ces travaux.

Des inégalités face au diagnostic

Les cancers "évitables", liés notamment au tabac ou à l'alcool, sont plus fréquents chez les plus modestes, pointe encore l'étude. "Ces résultats mettent en évidence que les inégalités sociales face au cancer se construisent à plusieurs étapes : l'exposition aux facteurs de risque, le recours au dépistage et la précocité du diagnostic", résume la Drees dans un communiqué.

Détecter un cancer à un stade précoce permet de le soigner plus facilement, mais aussi de limiter les séquelles de la maladie et de certains traitements. Or, le moment du diagnostic est aussi associé à de fortes inégalités. Pour les cancers du sein, colorectal ou du col de l'utérus, objets de dépistages organisés, les diagnostics surviennent plus souvent alors qu'il y a des métastases pour les plus modestes. Pour les cancers non dépistables, ces écarts avec les plus aisés n'apparaissent pas.

"Les plus modestes ont moins souvent recours que les plus favorisés" aux trois dépistages nationaux, en raison de freins financiers mais aussi d'information et de rapport aux soins, avait déjà montré une autre étude de la Drees en février.

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