Demi-finales du Top 14 : Toulouse face au Racing 92, un choc des titans aux motivations opposées
Hızlı Bakış
- Le Stade Toulousain, premier du Top 14, affronte le Racing 92 en demi-finale.
- Toulouse, triple tenant du titre, cherche à confirmer sa domination malgré des doutes sur sa forme, tandis que le Racing, en pleine confiance après une fin de saison solide, espère créer la surprise.
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Le Stade Toulousain, premier du Top 14, affronte le Racing 92 en demi-finale. Toulouse est triple tenant du titre, tandis que le Racing a terminé 10ème de la saison régulière.
Tout le monde s'inquiète de savoir si Toulouse est bien, s'est exclamé Ugo Mola il y a quinze jours. Toulouse est premier. Et vous feriez mieux de vous inquiéter de ceux qui ne sont pas qualifiés, a-t-il encore tonné visiblement agacé par les questions sur l'état de forme du Stade toulousain après sa défaite (31-20) dans le dernier match de la saison régulière contre le Racing 92. Une équipe francilienne que les Rouge et Noir retrouvent, vendredi 19 juin, en demi-finales du Top 14 au Vélodrome, à Marseille.
Cette fois, "ce sera un match très différent. Ils auront une équipe différente, nous aussi. L'intensité va monter", a promis Joey Manu, le centre du Racing 92, à l'AFP. Un avis que partagent les Toulousains, et notamment le talonneur, Peato Mauvaka : "Je ne serai jamais rassasié. Je crois que je suis comme tout compétiteur de haut niveau, que je préfère être du côté du gagnant plutôt que de celui du perdant", a-t-il confié, déterminé, dans les colonnes de L'Equipe.
Des Toulousains qui ont toujours faim
Les triples tenants du titre ont profité des deux dernières semaines pour recharger les batteries, lors d'un stage en Espagne, à côté de Gérone pendant que leurs adversaires livraient une féroce bataille pour vaincre Pau en barrage (33-31). "Les derniers résultats en dents de scie ne m'inquiètent pas, parce que dès qu'arrivent les matchs couperets, on retrouve tous nos automatismes", a encore assuré Peato Mauvaka, qui compte six trophées avec Toulouse (quatre Brennus et deux Coupe d'Europe) sur les cinq dernières années. Ce qu'a confirmé un ancien de la maison Rouge et Noir, Patrice Collazo, les affublant du terme de "fossoyeurs" à la veille de la demi-finale.
"Ce qui est sûr, c'est qu'ils sont au rendez-vous des phases finales chaque année. Quand ils viennent en finale, ils ne perdent jamais donc on ne va pas avoir la prétention de dire qu'ils sont moins bons qu'avant ou un peu en-dedans"
Patrice Collazo, manager général du Racing
en conférence de presse
Pour Peato Mauvaka, c'est aussi l'occasion d'oublier l'élimination en Champions Cup contre l'UBB, pour la deuxième année consécutive, cette fois en quart de finale. Pour y parvenir, ils vont tout de même devoir faire fi de deux mois sans enjeu réel, où ils ont perdu à quatre reprises sur les huit dernières rencontres de Top 14. Mais aussi composer sans Thomas Ramos, leur buteur, forfait pour cette demi-finale. Le Stade toulousain va compter sur ses autres cadres internationaux, laissés au repos lors de la dernière journée, à l'image d'Antoine Dupont, victime d'une gêne musculaire, qui n'a plus joué depuis un mois.
Et capitaliser sur la confiance engrangée au long de la saison avec un règne quasiment ininterrompu sur le championnat depuis le mois d'octobre et la huitième journée. "Si on passe la demie, on disputera la finale comme si c'était la première", a affirmé le talonneur toulousain dans l'équipe, qui s'avoue toujours mort de faim. "Quand on a l'occasion d'ajouter une ligne à son palmarès, il ne faut surtout pas la rater, parce qu'on ne sait jamais si une autre opportunité se représentera plus tard", a-t-il professé.
Un Racing 92 plein de confiance
Sauf qu'en face, les Racingmen sont aussi déterminés. Surfant sur une série de six victoires en sept matchs dont trois à l'extérieur (dont le match de barrage), les joueurs de Patrice Collazo, passé à Toulouse comme joueur (2002-2005), veulent définitivement mettre derrière eux une saison 2024-25 galère, terminée à la 10e place du Top 14, leur pire classement depuis leur remontée dans l'élite en 2009.
"Vu d'où on vient, quoi qu’il arrive on ne sera jamais favoris, admet le coach francilien, parce qu'on s'est qualifiés en dernier, on est passés par les barrages, mais ce n'est pas un truc qui nous dérange". Resté hors du Top 6 de la 18e à la 25e journée, le Racing a fini en boulet de canon, quitte à manquer d'essence en fin de parcours ? "Il n'y a pas de fatigue, il n'y a pas d'usure. Si on est fatigué pour les demies, il ne fallait pas monter dans l'avion", tranche Patrice Collazo.
Avec une ligne d'avants surpuissante qui a largement bousculé la Section paloise la semaine dernière, le Racing 92 compte sur un collectif qui a trouvé son rythme de croisière, avec une quinzaine de recrues arrivées à l'intersaison. Les Franciliens veulent rallier la finale, eux qui ont buté à ce stade de la compétition quatre fois ces dix dernières années, depuis leur Bouclier de Brennus remporté en 2015-16. Et faire tomber Toulouse dès les demies, pour la première fois depuis 2021-22. "Pour l'instant, en finale, je n'ai jamais vécu la défaite, assure Peato Mauvaka. Mais je l'ai déjà vécue en demi-finales ou en quarts de finale, et ça fait très mal", conclut le Toulousain.
Açık Sorular
- Quelle équipe dominera la demi-finale ?
- Le Racing 92 parviendra-t-il à battre Toulouse pour la première fois depuis 2021-22 ?




