Enquête ouverte à Rodez pour incitation à la haine raciale après une vidéo choquante
Hızlı Bakış
- Une enquête pour incitation à la haine raciale a été ouverte à Rodez suite à la diffusion d'une vidéo montrant des jeunes scandant des propos racistes dans une boîte de nuit.
- Les images, filmées le 5 juin, ont été relayées sur les réseaux sociaux, provoquant l'indignation et l'ouverture d'une enquête par le parquet.
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Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des jeunes tenant des propos racistes et haineux lors d'une soirée en boîte de nuit à Rodez. Le parquet de Rodez a ouvert une enquête pour incitation à la haine raciale.
Une enquête pour incitation à la haine raciale a été ouverte à la demande du parquet de Rodez (Aveyron), avons nous appris ce dimanche 21 juin 2026 suite à la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux. On y voit plusieurs jeunes, scandant des propos racistes et haineux, lors d'une soirée en boîte de nuit.
Les images sont explicites. Plusieurs jeunes, totalement décomplexés et visiblement quelque peu éméchés, réclament à tue-tête l'arrivée de "Marine au pouvoir". Mais la suite est d'un tout autre acabit. "Les Arabes à l'abattoir" scandent ces jeunes gens. Ce qui relève clairement d'une incitation à la haine raciale, punie par la loi et susceptible de poursuites devant le tribunal correctionnel. La scène, filmée lors d'une soirée dans une boîte de nuit de Rodez, a été relayée sur les réseaux sociaux. Avisé ce samedi 20 juin 2026, le procureur de la République de Rodez s'est saisi de l'affaire et nous a confirmé avoir ouvert une enquête confiée au commissariat de la ville préfecture de l'Aveyron.
"J'étais très en colère que ce genre de propos ne fasse réagir personne"
Nous avons retrouvé l'auteur de la vidéo qui nous raconte. Tout se passe le 5 juin, vers 3h du matin, dans le coin pour fumeurs d'une boîte de nuit de Rodez. "J'ai vu plusieurs personnes en train de dire des propos comme "Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir". Face à ces propos choquants, j'ai décidé de filmer."
L'auteur des images signale à ces jeunes gens son intention de partager la vidéo. En face, aucune réaction. Les propos continuent. "La France aux Français... Netanyahou, allez, allez..." Certains se revendiquent clairement de l'extrême droite, relate notre témoin. "J'étais très en colère que ce genre de propos ne fasse réagir personne dans la soirée et que les gens suivent le mouvement au lieu de s'indigner. Et je pense que cette vidéo, c'est un bon moyen de montrer le danger que représente l'extrême droite et de dénoncer les propos racistes et discriminatoires que ce parti (le Rassemblement National de Marine Le Pen, ndlr) soutient."
Selon notre témoin, personne n'a réagi que ce soit du côté des autres personnes présentes ou du côté du personnel de l'établissement.
Signalements et ouverture d'enquête
Le lendemain, la vidéo est publiée sur TikTok. Puis elle est relayée par d'autres comptes, notamment depuis ce samedi 20 juin, faisant des milliers de vues. Un signalement parvient également à une plateforme citoyenne qui dénonce ce genre de faits. "Cette séquence démontre une nouvelle fois la banalisation de discours visant directement les populations d'origine maghrébine, c'est ici un appel explicite aux meurtres qui est formulé publiquement devant un groupe de personnes, sans qu'aucune opposition visible n'apparaisse dans la vidéo", peut-on lire sur son site internet où le visage des auteurs des propos est diffusé.
À Rodez, l'affaire commence à faire du bruit. Le chef de file de l'opposition municipale le dénonce publiquement sur son blog. "Si le Rassemblement National n’a pas été en mesure de présenter de liste aux dernières élections municipales à Rodez, il faut croire que ses idées sont assez banalisées pour que certains se permettent de crier leur haine en public sans craindre (ou anticiper) de répercussions légales, écrit Florian Monteillet.
Stéphane Mazars, maire divers centre de Rodez, lui, n'était pas encore au courant de l'affaire lorsque nous l'avons joint ce dimanche. Mais ces propos que nous lui rapportons lui font immédiatement dire : "C'est de l'incitation à la violence, à la haine raciale. Cela relève du pénal, j'espère qu'il va y avoir des plaintes".
"L’article 40 alinéa 2 du code de procédure pénale fait obligation à toute autorité constituée et à tout élu, qui acquiert la connaissance d’un délit, d’en aviser sans délai le procureur de la République", précise le député LFI de l'Aveyron, Laurent Alexandre qui déclare saisir le Parquet de Rodez.
Avisé dès ce samedi 20 juin 2026, le procureur de la République nous a confirmé ce dimanche l'ouverture d'une enquête pour incitation à la haine raciale. Les investigations sont confiées à la police nationale de Rodez.
Açık Sorular
- Qui sont les auteurs des propos ?
- Le personnel de la boîte de nuit a-t-il été sanctionné ?
- Quelles seront les suites judiciaires ?



