Face aux crises climatiques, le rôle clé des réservistes citoyens en France
De Bordeaux à Orléans, les réserves citoyennes se multiplient pour épauler les secours lors des catastrophes naturelles.
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Face à la multiplication des crises climatiques comme les feux de Gironde ou les inondations, de plus en plus de métropoles françaises s'appuient sur des réserves citoyennes de volontaires formés pour épauler les secours.
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Les réserves citoyennes se développent en France face aux catastrophes naturelles liées au changement climatique, suite notamment aux incendies de 2022 en Gironde.
Ils sont les petites mains derrière chaque plateau-repas, ceux qui rassurent quand l’angoisse prend le dessus ou qui accourent pour rafistoler un lit de camp. Sous l’immense hangar du Parc des Expositions de Bordeaux, l’accueil millimétré des évacués du feu de Gironde a été salué à l’unanimité. Derrière cette organisation « exceptionnelle » : 200 réservistes de l’unité de réserve de la métropole, formés depuis trois ans aux gestions de crises dont les feux de forêts.
En France, de plus en plus de métropoles ou de communes mettent en place un système de réserves citoyennes pour appréhender au mieux les situations de crise liées, en grande partie, au changement climatique. Marseille, Rennes ou encore Angers ont déjà sauté le pas. D’autres y réfléchissent sérieusement face à la multiplication de catastrophes naturelles ou d’épisodes climatiques extrêmes.
« J’avais besoin de me rendre utile »
Mise en place en 2023 après les incendies ravageurs de 2022 dans la région, la réserve citoyenne métropolitaine de Bordeaux a « enregistré et formé plusieurs dizaines de volontaires à des gestions de crises comme celle-ci », explique Margot Pinsolles, attachée de presse à Bordeaux métropole. Fin juillet, ce sont eux « qui ont été appelés en priorité » à l’annonce des premières évacuations » dans le sud-ouest ajoute-t-elle.
Carole*, 55 ans, fait partie de la dernière promotion de réservistes. Habitante de l’agglomération, elle confie se sentir « particulièrement concernée par la récurrence des feux de forêts » dans sa région. « J’ai postulé car j’avais besoin de me rendre utile » justifie-t-elle. Après avoir passé un entretien de motivation, la quinquagénaire a assisté à plusieurs formations afin d’être en mesure de sensibiliser le grand public, « d’opérer des gestes de premier secours » ou « d’apporter un soutien psychologique aux sinistrés ».
Incendies, inondations, tempêtes…
Si en Gironde l’accent est mis sur les feux de forêts, dans d’autres coins de l’Hexagone les problématiques sont variées. A Orléans, les réservistes sont particulièrement « formés sur les risques d’inondations », souligne Olivier Geffroy, adjoint au maire chargé de la gestion de crises. La création d’une réserve communale de Sécurité civile (RCSC) dans la préfecture du Loiret a été motivée par l’épisode d’intempéries hors norme de mai 2016 qui avait engendré l’inondation de l’autoroute A10 aux abords d’Orléans. « Le scénario nous a pris de court, se souvient l’élu, la réserve a été créée dans les mois qui ont suivi. »
Depuis, 70 réservistes ont été formés sur la commune et 350 sur l’ensemble de la métropole. En cas d’urgences, les bénévoles « savent comment procéder au recensement de la population, où trouver des couvertures de survie, organiser les couchages dans un gymnase… L’objectif étant d’être opérationnels le plus rapidement possible. »
Dernière crise en date dans de nombreux départements français : la vigilance rouge canicule. « Dans ce cas de figure, la réserve communale n’est pas une option, de nombreux réservistes se sont portés volontaires pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables », insiste Olivier Geffroy.
Açık Sorular
- Quel est le budget total alloué à ces réserves municipales ?
- Combien de volontaires sont actuellement actifs en France ?


