Les États-Unis cherchent à relancer leur tourisme international
Que faut-il ramener d’un voyage aux Etats-Unis ? Nick Adams a son idée : des santiags. Les siennes, couleur cognac, sont en peau de crocodile du Nil. Elles ont été ajustées à son pied par un bottier de Fort Worth, au Texas. « C’est la Rolls-Royce des bottes. Elles sont très demandées, par les touristes, par les magnats du pétrole, tout le monde les veut », commente cet affable émissaire de Donald Trump, nommé en mars 2026 représentant spécial pour « le tourisme, l’exceptionnalisme américain et ses valeurs ». En voyage en Europe, l’Américain de 41 ans rencontre des journalistes à Paris, Londres, Berlin ou Dublin avec un objectif : redorer le blason des Etats-Unis en tant que destination touristique.
De ce point de vue, les Etats-Unis traversent une mauvaise passe. Alors que les arrivées internationales de touristes sont en pleine croissance dans le monde (+ 4 % en 2025, selon l’ONU Tourisme), le pays marche en sens inverse. En 2025, le nombre de visiteurs internationaux (68,3 millions) a chuté de 6 % selon les chiffres du département du commerce américain. Par rapport à 2019, la baisse atteint 14 %. L’impact économique est conséquent : rien qu’en 2025, ce sont 8 milliards de dollars de dépenses de voyageurs en moins pour l’économie américaine, selon le World Travel & Tourism Council, qui porte la voix des plus grandes entreprises du tourisme.





