Norvège : fournisseur de gaz et de pétrole de l'Europe face aux crises énergétiques
Hızlı Bakış
- Face aux crises énergétiques, l'Europe se tourne vers la Norvège, principal fournisseur de gaz et de pétrole.
- Le pays exploite ses réserves de la mer du Nord, notamment le gisement Snøhvit, et promet des procédés plus propres, bien que des projets d'électrification soient contestés par les défenseurs de l'environnement.
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L'Europe fait face à des crises énergétiques dues aux conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, rendant le continent vulnérable à sa dépendance aux hydrocarbures. La Norvège, grâce à ses réserves, est devenue un fournisseur clé.
L’Europe subit de plein fouet les crises énergétiques générées par les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient : pénurie à la pompe, inflation énergétique, hausse des prix... Sa dépendance aux hydrocarbures rend le continent européen particulièrement vulnérable. Dans ce contexte d’incertitude, les regards se tournent vers la Norvège, désormais principal fournisseur de gaz et de pétrole en Europe.
Grâce à ses importantes réserves en mer du Nord, découvertes à la fin des années 1970, ce pays de pêcheurs, de forestiers et d’industrie liée aux mines est devenu en moins de cinquante ans le 4e pays exportateur mondial de gaz, et le 11e de pétrole. Ses abondantes ressources naturelles en font l’une des contrées les plus riches au monde.
Des procédés industriels toujours plus propres, selon les professionnels du secteur
Au nord de la Norvège, au large de Hammerfest, un important gisement gazier a été découvert en mer de Barents en 1981. Le gisement Snøhvit (Blanche-Neige en norvégien), entré en production en 2007, alimente la plus grande usine européenne de liquéfaction de gaz, située sur l'île de Melkøya toute proche. Depuis, du pétrole a également été découvert. Pour l'exploiter, la plateforme offshore Goliat est entrée en production il y a dix ans et le bateau plateforme Johan Castberg en 2025.
L’industrie des hydrocarbures a ressuscité Hammerfest. Autrefois connue pour la pêche et son industrie de transformation de poisson, la ville est aujourd’hui un nouvel eldorado où les projets d’investissements se multiplient. Mais comment concilier cette production d’extraction d’énergie fossile avec les objectifs climatiques ? En Norvège, les professionnels du secteur promettent des procédés industriels toujours plus propres.
A Melkøya, on réinjecte le CO2 contenu dans le gaz naturel directement dans le sol. Mais pour le liquéfier, des turbines à gaz très polluantes sont utilisées. Pour les remplacer, Equinor, l’exploitant du site, a lancé un vaste projet d’électrification. Des lignes à haute tension, des nouveaux transformateurs et des tunnels sous la montagne et sous la mer sont en construction pour raccorder Melkøya au réseau électrique du continent d’ici 2030. Selon le directeur de production Rasmus Wille, son usine de liquéfaction de gaz sera bientôt la moins polluante du monde : "Une fois que nous aurons électrifié l’usine, nous pourrons produire du GNL ici avec presque aucune émission de CO2. Le projet est réalisé à 55%, nous avons investi près de 2 milliards d’euros, et nous allons réinvestir la même somme pour le terminer."
Réouverture de trois champs gaziers, fermés dans les années 1990
Ce projet est pourtant contesté en justice par les défenseurs de la nature. Kjell Derås est le représentant de Naturvernforbundet Finnmark, l’une des principales organisations environnementales en Norvège. Pour lui, le problème tient d’abord à l’ampleur du chantier : "L’électricité passera par ce transformateur et sera acheminée jusqu’à Melkøya. Ils ont l’autorisation de doubler la production électrique dans le comté de Finnmark. Ils vont construire de grandes centrales éoliennes afin de fournir cette électricité. Ce sera la plus grande intervention sur la nature jamais réalisée dans la région, ils vont construire beaucoup de routes en pleine nature. Un grand parc éolien peut nécessiter environ 100 kilomètres de route et ici, il faut utiliser des centaines de tonnes de dynamite pour les construire."
Selon ce défenseur de la nature, plutôt que d’investir dans l’électrification de l’industrie gazière, il faudrait au contraire accélérer la sortie des énergies fossiles : "L’idée même d’utiliser la nature et de l’énergie propre pour produire encore plus d’énergie polluante, qui sera congelée et envoyée en Europe, est tout simplement absurde. Ce sont des galimatias", ajoute-t-il.
Mais pour répondre à la crise énergétique et en attendant la découverte de nouveaux gisements, la Norvège vient de rouvrir trois champs gaziers, fermés dans les années 1990. Le chemin vers la sobriété énergétique est encore long...
Extrait de "Energie : la Norvège peut-elle sauver l'Europe ?", diffusé dans "Nous les Européens" le 21 mai 2026.
Bundan Sonra Ne Olabilir?
Yapay zekâ öngörüsü — kesinlik taşımaz
L'usine de Melkøya deviendra l'une des moins polluantes au monde après électrification.
Muhtemel · Orta vadede
Augmentation de la production d'électricité dans le comté de Finnmark pour alimenter les projets énergétiques.
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La Norvège continuera d'être un fournisseur majeur de gaz et de pétrole pour l'Europe.
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Açık Sorular
- Comment la Norvège conciliera-t-elle ses objectifs climatiques avec l'augmentation de la production d'hydrocarbures ?
- Quel sera l'impact réel des projets d'électrification sur la réduction des émissions de CO2 ?
- Les contestations judiciaires des défenseurs de l'environnement aboutiront-elles à des modifications des projets ?
- La réouverture des anciens champs gaziers est-elle une solution à long terme ou une mesure temporaire ?



