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GeriTransition énergétique : le dilemme des pays face à la tentation des énergies fossiles
Transition énergétique : le dilemme des pays face à la tentation des énergies fossiles
Gelişiyor
Politico EU24.04.2026Environment6 dk okuma

Transition énergétique : le dilemme des pays face à la tentation des énergies fossiles

Alors qu'une conférence mondiale s'ouvre en Colombie, de nombreux pays, confrontés à l'instabilité géopolitique, hésitent entre leurs engagements climatiques et la nécessité de sécuriser leur approvisionnement énergétique.

Hızlı Bakış

Des représentants internationaux se réunissent en Colombie pour discuter de l'abandon des énergies fossiles, mais la crise géopolitique pousse de nombreux gouvernements à envisager de nouveaux forages pour garantir leur sécurité énergétique.

Yapay zekâ özeti

Neden Önemli?

La conférence de Santa Marta vise à discuter de l'abandon des combustibles fossiles, mais se heurte à la réalité des besoins énergétiques nationaux exacerbés par les tensions géopolitiques mondiales.

Yazı boyutu

Des représentants de dizaines de pays à la pointe de la lutte mondiale pour l'écologie se réunissent en Colombie à partir de vendredi pour défendre des mesures visant à abandonner les énergies fossiles. Mais au même moment, nombre d'entre eux peinent à résister à l'appel du pétrole et du gaz hautement polluants qui dorment sous leurs pieds.

Poussés par une instabilité géopolitique croissante, et en premier lieu la guerre en Iran, les gouvernements cherchent tous des alternatives à l'importation de combustibles fossiles, pour blinder leurs économies face aux crises extérieures.

Dans les pays dotés de ressources souterraines, certains dirigeants et législateurs plaident aussi pour une intensification des forages pétrogaziers.

A Santa Marta, la ville portuaire colombienne où se tient la première conférence mondiale sur la transition vers l'abandon des combustibles fossiles, on peut donc s'attendre à quelques conversations délicates.

En Europe, le Danemark envisage d'étendre les licences pétrogazières. L'Allemagne veut augmenter sa production de gaz, tout comme les Pays-Bas. Et certains partis d'opposition britanniques poussent le gouvernement à approuver de nouveaux forages en mer du Nord.

“L'Europe doit voler de ses propres ailes”, a déclaré Morten Bødskov, ministre danois de l'Industrie, lorsqu'il a annoncé ouvrir la porte à de potentielles nouvelles licences. “Nous devons donc investir massivement dans nos propres capacités énergétiques. D'abord et avant tout dans des solutions vertes, mais aussi dans un approvisionnement en énergie qui nous permettra de maintenir notre production pendant que nous développons une énergie verte et stable.”

De telles considérations montrent que la transition énergétique “est difficile, même pour les pays les plus avancés”, analyse Beth Walker, senior policy adviser au sein du think tank E3G.

Ce dilemme ne touche pas que les pays européens. Pour réduire la dépendance du Mexique aux importations américaines, la présidente Claudia Sheinbaum, climatologue de profession, a récemment changé de position sur la fracturation hydraulique, la technique controversée d'extraction de gaz aussi connue sous le nom de “fracking”.

“Pendant de nombreuses années, je disais moi-même 'non' à la fracturation. Mais en observant les avancées technologiques et la dépendance énergétique de notre pays, le pire que nous puissions faire, c'est tout bonnement de dire non”, a-t-elle déclaré la semaine dernière.

Tous les pays cités s'efforcent encore d'accélérer leur transition vers les énergies propres et insistent sur le fait que le forage n'est qu'une solution temporaire pour faire face à une crise d'ampleur. Les opposants au forage mettent toutefois en garde sur le fait que l'extraction de nouveaux combustibles fossiles ne fera pas baisser les prix de l'énergie à court terme, tout en augmentant les émissions de gaz à effet de serre et donc, sur le long terme, la température du globe.

“Le moment est venu pour les pays qui prennent au sérieux la crise climatique de s'unir dans une rupture avec les combustibles fossiles”, assène Tessa Khan, directrice exécutive de l'organisation à but non lucratif Uplift. “Pour le dire franchement, nous avons déjà de beaucoup plus de pétrole et de gaz qu'il ne soit raisonnable d'en brûler. Il faut qu'une partie en reste sous terre.”

L'Agence internationale de l'énergie avait lancé un appel similaire il y a cinq ans. Pour atteindre l'objectif de l'accord de Paris de limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, aucun nouveau champ pétrogazier ne devrait être approuvé. D'après Scott Zimmerman, qui suit les projets pétrogaziers pour le Global Energy Monitor, au moins 180 nouveaux gisements de gaz et de pétrole ont été approuvés entre 2021 et 2025, sans compter les extensions de puits existants ou les projets de fracturation hydraulique.

Lorsque les ministres et représentants d'une cinquantaine de pays arriveront mardi pour participer à la conférence, ils seront accueillis par un nouveau rapport de la communauté scientifique, qui les exhorte à mettre un terme à “toute nouvelle expansion des combustibles fossiles”, selon un document préliminaire distribué aux gouvernements.

Ils auront du mal à convaincre les principaux producteurs d'énergies fossiles présents en Colombie, tels que le Canada et l'Angola. Même les organisateurs du sommet, qui affichent leur ambition sur le plan climatique, ne soutiendront probablement pas cet appel. Le nouveau gouvernement de coalition centriste des Pays-Bas, qui co-organise la conférence avec la Colombie, a exclu la réouverture du gisement de Groningue, situé dans la plus grande réserve de gaz naturel d'Europe, et n'accordera pas d'autres licences dans la zone de biodiversité de la mer des Wadden. Mais les Néerlandais poursuivent d'autres projets en mer du Nord avec leurs voisins allemands.

“Nous avons de nouveau convenu d'accélérer l'extraction du gaz en mer du Nord”, a déclaré le mois dernier le Premier ministre néerlandais Rob Jetten, après avoir rencontré le chancelier allemand Friedrich Merz.

Le ministère néerlandais du climat n'y voit aucune contradiction : “Les Pays-Bas sont pleinement engagés dans la transition vers l'abandon des énergies fossiles”, a déclaré un porte-parole, citant la part importante des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays. “Nous reconnaissons toutefois qu'il s'agit d'une transition longue et complexe”, a ajouté le porte-parole. “Le fait est que nous avons encore besoin des combustibles fossiles parce qu'il n'existe pas encore suffisamment d'alternatives durables.”

En Allemagne, le paquet de mesures adopté la semaine dernière pour faire face à la hausse des coûts de l'énergie due à la guerre en Iran comprenait un accord de coalition pour “le développement de certaines réserves nationales de gaz”, parallèlement à l'expansion des sources d'énergie renouvelables. “La prochaine étape, ce serait le fracking”, a déclaré le Premier ministre bavarois, Markus Söder. Le ministère allemand de l'énergie se penche aussi sur cette technologie, interdite dans le pays depuis près d'une décennie. Mais il n'y a pas de projets concrets pour le moment, a insisté un porte-parole du ministère.

D'après le cabinet d'analyse WoodMackenzie, d'autres pays sont prêts à recourir à la fracturation pour renforcer leur sécurité énergétique, notamment le Mexique. Claudia Sheinbaum a dévoilé ce mois-ci un programme visant à renforcer l'efficacité énergétique, à développer les énergies renouvelables et à accroître la production nationale de gaz, en passant potentiellement par la fracturation.

En France, le Sénat a adopté en début d'année une proposition visant à autoriser les forages pétrogaziers dans les territoires d'outre-mer afin d'améliorer la sécurité énergétique, allant ainsi à l'encontre des souhaits du gouvernement et de la loi Hulot de 2017. Des députées MoDem font maintenant pression pour étendre la production de pétrole sur tout le territoire.

Même le Danemark, dont les objectifs climatiques sont parmi les plus ambitieux au monde, envisage de prolonger les licences de production dans ses champs de la mer du Nord. “J'aurais préféré que l'Europe puisse se contenter d'énergie verte”, a déclaré Lars Aagaard, ministre danois du climat, fin février, “mais la réalité est différente et je crois fondamentalement qu'il est préférable pour l'Europe de s'approvisionner en gaz au Danemark plutôt que dans des pays extérieurs à notre continent”.

Au Royaume-Uni, la guerre en Iran a ravivé un débat houleux sur le forage en mer du Nord. Le gouvernement de Keir Starmer est arrivé au pouvoir en 2024 en promettant d'interdire l'octroi de nouvelles licences d'exploration pétrogazière. Mais le Premier ministre s'attire régulièrement les foudres du président américain Donald Trump pour avoir refusé de “DRILL, BABY, DRILL”. L'opposition conservatrice et le parti de droite populiste Reform UK, en tête dans les sondages, font pression sur les travaillistes pour qu'ils fassent volte-face.

Starmer a pour l'essentiel résisté à ces pressions. L'année dernière, son gouvernement a donné le feu vert à des projets dits de “tieback”, permettant aux opérateurs en mer du Nord de produire davantage de pétrole et de gaz dans des zones connectées à des champs existants. La décision d'autoriser ou non les travaux sur deux grands projets pétrogaziers, Rosebank et Jackdaw, attendue dans les deux prochains mois, reviendra au ministre britannique de l'énergie, Ed Miliband, engagé de longue date sur les questions climatiques.

La conférence se tient dans le contexte d'un débat similaire en Colombie, où l'opposition de droite cherche à abroger l'interdiction du gouvernement actuel sur les nouveaux projets de forage pétrolier en Amazonie. “Les pays qui vacillent ou hésitent sur ces questions sont plus nombreux que les pays qui se retirent de la transition”, a insisté Rachel Kyte, la chargée de mission qui représentera Londres en Colombie, lors d'un événement organisé en amont du sommet.

Pour Beth Walker d'E3G, “le forage n'est pas une solution miracle face à une situation aussi volatile”. “C'est pourquoi le fait que des pays se réunissent à Santa Marta pour partager leurs expériences, même s'ils ont encore ces débats chez eux, est un signe très positif ; un signe que les gens réalisent que c'est la voie à suivre”, conclut-elle.

Bundan Sonra Ne Olabilir?

Yapay zekâ öngörüsü — kesinlik taşımaz

  • Poursuite des débats houleux sur les nouvelles licences d'exploration en mer du Nord.

    Çok muhtemel · Aylar içinde

  • Le gouvernement britannique fera face à une pression accrue concernant Rosebank et Jackdaw.

    Muhtemel · Haftalar içinde

Açık Sorular

  • Quelles seront les conclusions concrètes de la conférence de Santa Marta ?
  • Le gouvernement britannique autorisera-t-il finalement les projets Rosebank et Jackdaw ?

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Bu haber ilk olarak şurada yayınlandı: Politico EU.

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