Tree Mortality Has Quadrupled in Less Than a Decade for Some Species, Study Finds
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Une étude révèle une augmentation de la mortalité des arbres jusqu'à quatre fois supérieure pour certaines essences en moins de dix ans, due à des anomalies climatiques saisonnières répétées, notamment des printemps anormalement humides favorisant une croissance fragile.
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La mortalité des arbres a été multipliée jusqu'à quatre en moins de dix ans pour certaines essences, selon une étude de chercheurs internationaux publiée dans Nature Communications. C'est la conséquence de plusieurs "anomalies climatiques saisonnières distinctes, et non à un seul événement extrême".
La mortalité des arbres a été multipliée jusqu'à quatre en moins de dix ans pour certaines essences, selon une étude de chercheurs internationaux, publiée jeudi 9 juillet dans la revue Nature Communications, à laquelle France Inter a eu accès. C'est la conséquence de plusieurs "anomalies climatiques saisonnières distinctes, et non à un seul événement extrême", précisent les scientifiques.
L'équipe de chercheurs internationaux, coordonnée par des scientifiques du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), qui regroupe le CEA, le CNRS et l'Université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines, en collaboration avec l'institut suisse WSL et AgroParisTech-INRAE, a analysé plus de 500 000 arbres issus de l'Inventaire forestier national (IFN) entre 2015 et 2023. Les résultats montrent que la mortalité a augmenté de 1,5 à 4 fois chez les neuf espèces les plus communes, dont le hêtre, le chêne pédonculé ou encore l'épicéa commun.
"Près de la moitié des 52 espèces étudiées affiche une hausse [de mortalité] significative", notent les chercheurs, "avec des foyers particulièrement marqués dans le Jura, les Vosges et plus généralement le Grand Est", des endroits où le réchauffement et l'assèchement "se sont accentués depuis 1980".
En effet, le cycle de vie des arbres est calé depuis des milliers d'années sur l'alternance des saisons, sauf que la succession de ces "anomalies climatiques", soulignées par l'étude, génère du stress à répétition pour les végétaux, comme les hivers trop secs suivis d'étés trop chauds.
Les chercheurs ont aussi observé "un résultat inattendu". Les printemps "anormalement humides", qui se multiplient, pourraient être associés "spontanément à de bonnes conditions de croissance", écrit dans le compte rendu de cette étude Agnès Pellissier-Tanon, chercheuse à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Mais les "analyses statistiques montrent, au contraire, qu'ils peuvent accroître le risque de mortalité, notamment chez les espèces de grande taille, probablement parce que ces périodes humides favorisent une croissance trop rapide du houppier", l'ensemble des branches situées au sommet du tronc, "ce qui fragilise ensuite l'arbre face à la sécheresse estivale".
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