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Argentine proposes AI-run companies with no human board
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Le Figaro Économie·3 sa önce·🇫🇷France·تقنية

Argentine proposes AI-run companies with no human board

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Le Figaro Économie
Yayıncı
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Le président argentin, Javier Milei, libertarien assumé, pousse toujours plus loin le curseur. Son credo est la dérégulation qu’il entend appliquer aussi à l’intelligence artificielle, dont il veut faire de l’Argentine un champion après avoir déjà largement favorisé l’essor des cryptomonnaies. « De même que la révolution industrielle nous a affranchis des contraintes de la force physique, l’IA nous libérera des contraintes du cerveau humain, propulsant la productivité au-delà de toute espérance », écrit-il dans une tribune au Financial Times, intitulée « L’Argentine invite l’IA à se libérer ».

Pour ce faire, son gouvernement a soumis la semaine dernière un projet de loi au Congrès porté par le ministre de la Déréglementation, Federico Sturzenegger. Il comporte la proposition disruptive de changer le droit argentin des sociétés, de créer une nouvelle structure juridique « automatisée » et… sans être humain ! « Il s’agit d’entités gérées par des agents d’intelligence artificielle ou des robots », précise Javier Milei. Des entreprises capables de fonctionner à l’aide d’algorithmes et de blockchain.

Pas besoin de conseils d’administration ni d’assemblées générales d’actionnaires, les décisions seraient prises par des mécanismes automatisés. L’Argentine entend ainsi favoriser l’innovation et attirer les investissements dans ce secteur en pleine ébullition. Aidées aussi par « un environnement fiscal compétitif », appuie le président, ces entreprises bénéficieront d’un faible taux d’imposition. Des experts juridiques n’ont pas manqué d’émettre de sérieuses réserves : vers qui se retourner en cas d’erreur ou de malversation ?

This article was originally published by Le Figaro Économie.

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