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Azerbaijani blogger details assassination attempt in French court
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Le Figaro Actualités03.06.2026Crime3 dk okumaFrance

Azerbaijani blogger details assassination attempt in French court

نظرة سريعة

  • Dissident Azerbaijani blogger Mahammad Mirzali testified in Rennes about a 2021 knife attack, which he described as a "political crime" orchestrated by the Azerbaijani government.
  • He detailed his life in hiding and the "transnational repression" faced by opponents abroad.

ملخص مُنشأ بالذكاء الاصطناعي

لماذا يهم

Mahammad Mirzali, an Azerbaijani blogger and political dissident, has been living in France as a political refugee since 2016. He survived a brutal knife attack in Nantes in March 2021, which he attributes to the Azerbaijani government. Several individuals are on trial in Rennes for their alleged involvement in the attack.

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« Je me pensais mort ». Costume clair, Mahammad Mirzali détaille avec force détails cette minute de mars 2021 durant laquelle il a été lardé de coups de couteau par trois agresseurs. Mardi matin, le blogueur azerbaïdjanais dissident, âgé de 32 ans, a narré sa difficile vie d’opposant d'abord en Azerbaïdjan puis en France où il bénéficie depuis 2016 du statut de réfugié politique. Il y a cinq ans, il est sorti vivant d’une tentative de meurtre, organisée à Nantes et pour laquelle plusieurs accusés comparaissent à Rennes, devant une cour d'assises spéciale.

« Je pensais que c'était la dernière fois que je respirais. Je mourais », a témoigné en français Mahammad Mirzali, sous le regard des sept prévenus, six dans le box, un autre étant sur le banc sous contrôle judiciaire et deux absents. Le blogueur, qui alimente une chaîne YouTube et un blog comptant des centaines de milliers d’abonnés, a évoqué un « crime politique » qui « vient du gouvernement d'Azerbaïdjan » dans une salle d'audience placée sous très haute sécurité.

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Une « répression transnationale »

« Cette agression ne vient pas de nulle part, c'est quelque chose que RSF observe depuis des années dans plusieurs pays », a ensuite témoigné Jeanne Cavelier, responsable de Reporters sans frontières (RSF) pour l'Asie centrale et l'Europe de l'est. Cette « répression transnationale » qui consiste à « intimider, menacer et agresser » des journalistes et opposants dans un autre État, est pratiquée notamment par la Chine, l'Iran, l'Égypte, la Turquie, la Russie et la Biélorussie, a-t-elle souligné.

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Les trois membres présumés du commando et les six hommes accusés de les avoir aidés dans leur entreprise criminelle à travers l'Europe sont tous de nationalité ou d'origine azerbaïdjanaise. Durant le témoignage du blogueur, le principal accusé, Emin Gasimov, incarcéré à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe (Orne) et qui, pour les enquêteurs, est membre de la mafia russophone des « voleurs dans la loi », a plusieurs fois élevé la voix, conduisant le président à menacer de lui couper le micro.

« Le gouvernement ne me lâchera pas »

Mahammad Mirzali a expliqué à la Cour sa vie quasi monacale « avec ses parents qui ne savent pas où il habite » et un appartement « plongé dans le noir, avec volets baissés ». « Même chez moi je ne me sens pas bien en sécurité », a-t-il dit, rappelant le meurtre d'un autre opposant au régime azerbaïdjanais poignardé en octobre 2024 à Mulhouse. Interrogé sur sa volonté de continuer à vilipender le régime azerbaïdjanais, Mahammad Mirzali a rétorqué : « Pourquoi arrêter ? Le gouvernement ne me lâchera pas. »

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Le blogueur a été condamné dans son pays d'origine en 2025, par contumace, à six ans et demi de prison, et fait l'objet de menaces de mort récurrentes. Les avocats des accusés ont tenté de le déstabiliser en lui demandant pourquoi le commando était parti et avait arrêté ses coups, laissant suggérer que les agresseurs ne voulaient en réalité pas le tuer mais l'intimider.

« Quand ils venaient vers moi, je zigzaguais, ils ont perdu du temps et tout le monde klaxonnait » car les accusés avaient stoppé leur véhicule sur les voies de circulation. « Je pense qu'ils ont perdu du temps et qu'ils ont stressé. Ils ont bien essayé de m'assassiner », a répondu Mahammad Mirzali, se mettant même par terre devant la cour pour montrer dans quelle position il s'était mis pour parer les coups. Les neuf accusés, jugés selon les cas pour tentative de meurtre en bande organisée, complicité ou association de malfaiteurs, encourent des peines allant de dix ans de prison à la perpétuité. Le verdict est attendu en fin de semaine prochaine.

ما الذي يجب مراقبته

توقعات الذكاء الاصطناعي — احتمالات وليست حقائق

  • The accused will face significant prison sentences, potentially ranging from ten years to life imprisonment, depending on their role in the attempted murder.

    مرجح جداً · خلال أسابيع

  • The trial will likely lead to increased international scrutiny of Azerbaijan's alleged transnational repression activities.

    مرجح · خلال أشهر

أسئلة مفتوحة

  • What is the direct evidence linking the Azerbaijani government to the attack?
  • Will the accused be convicted, and what will their sentences be?
  • What are the broader implications of this trial for transnational repression?
  • How will this case affect diplomatic relations between France and Azerbaijan?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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