Boualem Sansal's "La Légende": A Difficult Read Amidst Controversy
Il faudrait pouvoir lire La Légende en oubliant le bruit qui entoure le livre de Boualem Sansal, « écrit en quarante jours », comme l’assure l’auteur, qui y raconte son arrestation, le 16 novembre 2024 à Alger, sa détention d’une année pour apologie du terrorisme, espionnage et atteinte à la sûreté de l’Etat, et son retour en France après une grâce obtenue par l’Allemagne.
Il faudrait pouvoir ignorer que toute approche critique de ce texte risque d’être rabattue sur une appartenance supposée au « camp du Bien », ainsi que le Franco-Algérien appelle cette gauche dont une partie a refusé d’entendre ce qu’il avait à dire sur son pays d’origine et sur l’islamisme, et qui a parfois pris trop de gants pour condamner sa détention inique – voire s’est lavé les mains de son sort, sous prétexte que les propos qui lui ont valu la prison, concernant les frontières de l’Algérie, avaient été tenus dans un média d’extrême droite, Frontières.
En face, lui reconnaître la moindre qualité sera considéré comme une légitimation des provocations dont a le goût cet homme de 76 ans, éreinté par une année de prison et un traitement contre le cancer, adepte depuis toujours des déclarations à l’emporte-pièce, et qui les multiplie depuis son retour.





