Canal+ met fin à son partenariat avec le Festival de Court-Métrage de Clermont-Ferrand
نظرة سريعة
- Canal+ met fin à son partenariat historique de 38 ans avec le Festival international du Court-métrage de Clermont-Ferrand, qui sera effectif à partir de 2027.
- Les organisateurs se veulent sereins et engagent des discussions avec Arte et France Télévisions pour compenser ce retrait.
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Canal+ met fin à son partenariat de 38 ans avec le Festival international du Court-métrage de Clermont-Ferrand, effectif en 2027. Les organisateurs cherchent de nouveaux partenaires.
Canal+ a mis un terme à son partenariat avec le Festival international du Court-métrage de Clermont-Ferrand.
L’annonce, faite le 24 juin par les organisateurs, entérine le retrait de la chaîne pour l’édition 2027. C’est le directeur de la chaîne qui a personnellement appelé le président de l’association « Sauve qui peut le court métrage », qui organise le festival, pour l’en informer. Interrogé par Le Figaro, le président de l’association, Éric Roux, reste évasif sur les raisons de ce désengagement.
Fondé en 1979, le festival, le plus important de l’Hexagone après Cannes, entretenait un partenariat historique avec la chaîne depuis 38 ans. Ouvert à l’international dès 1988, il propose chaque année trois compétitions (nationale, internationale et labo), une section jeune public, une rétrospective thématique et un focus consacré à un pays invité.
Malgré la fin de ce partenariat historique, Éric Roux se veut serein. Il affirme conserver « de très bons rapports » avec Canal+ et assure que ce départ « n’aura aucune incidence sur le festival », affirme-t-il. Si la nouvelle a pu, dans un premier temps, ébranler l’organisation, son président préfère relativiser : « On n’est pas allés voir une thérapeute de couple. [...] Certains membres de l’équipe ont pu se demander : “Qu’est-ce qui va nous arriver ?” Mais ça aussi, on y réfléchissait, sans se dire qu’on s’y attendait. »
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En coulisses, des discussions sont d’ores et déjà engagées pour compenser ce départ. Des partenariats sont en cours avec Arte et France Télévisons, déjà impliqués dans l’évènement. « On tourne la page, mais le festival continue », résume Laura Thomasset, membre de l’association. Elle assure que ni la programmation ni l’édition 2027 ne sont remises en cause et souligne que les équipes travaillent déjà sur une autre échéance, celle du 50e anniversaire du festival, prévu en 2028.
Sur le plan politique, certains élus voient plus loin. Le président de Clermont Auvergne Métropole, Hervé Prononce, a estimé, au lendemain de l’annonce, sur les réseaux sociaux que « dans un contexte actuel particulièrement instable, la culture doit plus que jamais nous rassembler et nous ouvrir sur le monde ».
« Le mélange des genres entre engagement culturel et engagement politique fragilise la culture elle-même. »
Julien Bony, le maire (LR) de Clermont-Ferrand
Le maire (LR) de Clermont-Ferrand, Julien Bony, a, lui aussi, mis en garde, le 25 juin, contre « le mélange des genres entre engagement culturel et engagement politique fragilise la culture elle-même ».
En réaction, le président Eric Roux indique ne pas vouloir « commenter ce que disent ou ne disent pas les élus », tout en rappelant le soutien appuyé des collectivités locales, notamment celui de la Métropole, qui cofinance avec le département du Puy-de-Dôme la future cité du court métrage, attendue à Clermont-Ferrand en 2029.
Contactée par Le Figaro, la chaîne n’a donné suite ni à nos sollicitations ni publiquement. Un silence qui intervient dans un moment instable pour le groupe, quelques semaines après la publication, chez Canal+, d’une tribune d’artistes anti-Bolloré.
Déjà fragilisé en 2023, le festival avait été durement affecté par la décision de la région Auvergne-Rhône-Alpes, alors présidée par Laurent Wauquiez, de réduire de plus de moitié sa subvention, passée de 210 000 à 100 000 euros.
Dans une lettre publiée sur Libération, le président du festival, Eric Roux, alertait : « Ce désengagement met en péril, à court terme, le festival et son marché du film court, les actions à l’année menées vers tous les publics et bien entendu les emplois qui y sont liés ».
Cette baisse concerne l’aide versée à l’association Sauve qui peut le court métrage, pour un budget global de 3,2 millions d’euros, actée lors d’un vote en commission permanente.
أسئلة مفتوحة
- Quelles sont les raisons exactes du désengagement de Canal+ ?
- Quels nouveaux partenaires seront officialisés ?



