Cédric Jubillar reconnaît avoir tué son épouse Delphine Aussaguel
نظرة سريعة
- Après cinq ans de dénégations, Cédric Jubillar avoue le meurtre de son épouse Delphine Aussaguel, disparue en 2020.
- Ses avocats affirment qu'il "repart de zéro" et souhaitent une requalification des faits, potentiellement vers des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
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Cédric Jubillar est accusé du meurtre de son épouse Delphine Aussaguel, disparue en décembre 2020 dans le Tarn. Après cinq ans de dénégations, il reconnaît désormais sa responsabilité dans sa mort.
Il se dit "prêt à collaborer entièrement avec la justice". Après cinq ans et demi de dénégations, Cédric Jubillar reconnaît désormais avoir tué son épouse, Delphine Aussaguel, disparue fin 2020 dans le Tarn. Le peintre-plaquiste de 39 ans se tient dorénavant "à la disposition des juges", a déclaré lundi 6 juillet Pierre Debuisson, l'un de ses deux avocats, épaulé en conférence de presse par son père, Guy Debuisson.
Les deux hommes ont repris le dossier début 2026. Le passage aux aveux de leur client est dû, selon eux, à "un besoin de parler". Cédric Jubillar aurait été jusque-là "verrouillé par la pression médiatique" et "la pression très forte des enquêteurs", mais aussi fragilisé par la prise de médicaments et son régime carcéral à l'isolement, a exposé Pierre Debuisson lundi face aux médias.
Vers une requalification des faits ?
Sans corps et sans aveux, sans ADN incriminant, et en l'absence de témoin oculaire, le dossier reposait jusqu'ici sur un faisceau d'indices graves et concordants visant le père de famille : une séparation très conflictuelle avec son épouse, de multiples incohérences dans les déclarations du suspect, dernier à avoir vu sa femme en vie, ou encore des aveux recueillis par des tiers. La défense de Cédric Jubillar lors de son procès devant la cour d'assises du Tarn en première instance, assurée par Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, soutenait qu'aucune preuve matérielle décisive ne démontrait sa culpabilité.
Le débat judiciaire prend désormais une tout autre tournure et devrait se concentrer sur la manière dont les faits se sont déroulés et sur leur qualification pénale. Si le peintre-plaquiste de Cagnac-les-Mines reconnaît sa responsabilité dans la mort de la mère de ses enfants, ses avocats laissent entendre que les circonstances seraient différentes de celles retenues par l'accusation. "On repart de zéro", ont-ils même lancé en conférence de presse.
Pierre et Guy Debuisson refusent de qualifier juridiquement les faits de "meurtre", expliquant que cette question devra être tranchée par la justice. Ils semblent vouloir orienter les magistrats vers "une énième dispute conjugale", qui aurait dégénéré entre les époux. Et donc, éventuellement, vers la possibilité que Cédric Jubillar ait porté des coups à son épouse sans vouloir la tuer.
Confronter les aveux au reste de l'enquête
Selon l'article 222-7 du Code pénal, les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sont punies de quinze ans de réclusion criminelle. C'est moins que la peine encourue pour "homicide volontaire par conjoint", le lien conjugal constituant une circonstance aggravante en droit pénal français, passible de la perpétuité. C'est pour ce chef d'accusation que Cédric Jubillar avait été renvoyé devant la cour d'assises à l'issue de l'instruction. Ses avocats voudront sans doute aussi éviter à leur client d'être renvoyé pour assassinat, défini comme un meurtre commis avec préméditation passible également de la perpétuité.
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Seule la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne peut désormais décider d'un supplément d'information qui pourrait donner lieu à d'éventuelles nouvelles auditions ou investigations. Mais, pour l'heure, la justice n'a pas été informée directement par les avocats de Cédric Jubillar d'aveux formulés par celui-ci concernant le meurtre de sa femme. Elle l'a appris uniquement "par la presse", relaie la cour d'appel de Toulouse, sollicitée par franceinfo lundi après-midi. "Son conseil n'a fait aucune démarche auprès du greffe ou de la présidente de la cour d'assises", poursuit-elle.
Reste que ses seuls aveux ne seront pas synonymes de vérité judiciaire, comme le rappelle le Code de procédure pénale, qui stipule que "les infractions peuvent être établies par tout mode de preuve" et que "le juge décide d'après son intime conviction". Les confessions d'un mis en cause doivent être corroborées par des constatations factuelles, des analyses techniques et des éléments matériels.
De nouvelles fouilles très probables
Les enquêteurs auront donc, selon toute vraisemblance, la charge de vérifier tout ce que Cédric Jubillar affirme, dans le cadre d'investigations complémentaires. Ils devraient, en priorité, se rendre sur les lieux où le corps de l'infirmière libérale repose depuis plus de cinq ans, sur les indications du peintre-plaquiste s'il maintient ses déclarations d'ici là. De nombreuses fouilles avaient été menées pour tenter de retrouver sa dépouille ces dernières années : l'ultime campagne de recherches avait été menée en avril 2024, au nord-ouest de Cagnac-les-Mines (Tarn). En vain. Selon Pierre Debuisson, son client affirme avoir déplacé le corps de Delphine Aussaguel "avec son véhicule". Si Cédric Jubillar a livré à ses avocats quelques éléments sur l'emplacement, "il réserve tous les détails à la justice."
S'ils sont retrouvés, les restes de la victime devront ensuite être autopsiés pour permettre de comprendre comment elle est décédée. Ces éléments seront comparés aux déclarations de Cédric Jubillar, afin de voir si sa version concorde avec les résultats des médecins légistes. "Il faudra déterminer l'existence éventuelle de fractures qui pourraient expliquer les causes de la mort", pointe sur franceinfo Jacques Morel, général de gendarmerie et ancien chef de la section de recherches de Versailles.
Reste à savoir si les ossements de l'infirmière disparue seront suffisamment exploitables et s'ils ne sont pas trop détériorés par le temps et les intempéries pour se révéler probants. Sans quoi, il faudra s'en tenir à la version de Cédric Jubillar.
La défense demande le report du procès en appel
Dans les semaines à venir, les gendarmes pourront également entendre d'éventuels nouveaux témoins. Les avocats du peintre-plaquiste ont notamment mentionné l'intervention d'une mystérieuse "tierce personne [qui] a permis de le faire avouer" en détention, tout en refusant d'en dire plus sur son identité. "C'est une personne qui a fait du bon travail sur le plan psychologique mais elle ne tient pas à révéler son identité pour le moment. C'est une personne qui va le voir régulièrement à la maison d'arrêt", a simplement précisé Pierre Debuisson.
L'ensemble de ces actes complémentaires pourront-ils se faire d'ici au 21 septembre, date prévue pour l'ouverture du procès en appel de Cédric Jubillar à Toulouse ? "C'est impossible, ce serait grotesque", a estimé Pierre Debuisson. Le dernier mot reviendra à la justice, qui pourra décider d'un éventuel renvoi de ce deuxième procès.
ما الذي يجب مراقبته
توقعات الذكاء الاصطناعي — احتمالات وليست حقائق
Le procès en appel de Cédric Jubillar pourrait être reporté.
مرجح · خلال أسابيع
De nouvelles fouilles seront menées pour retrouver le corps de Delphine Aussaguel.
مرجح جداً · خلال أسابيع
أسئلة مفتوحة
- Où se trouve le corps de Delphine Aussaguel ?
- Quelles seront les conclusions de l'autopsie ?
- Quelle sera la qualification pénale retenue par la justice ?


