Comment continuer à courir après 50 ans : les conseils de physiologistes
نظرة سريعة
- Un coureur alsacien, Peter, constate une baisse de ses performances après 50 ans.
- Les conseils publics se concentrent sur l'initiation sportive, négligeant comment les sportifs réguliers peuvent maintenir leur pratique.
- Des physiologistes expliquent comment adapter l'entraînement pour durer.
ملخص مُنشأ بالذكاء الاصطناعي
Pendant trente ans, Peter, coureur alsacien, a couru presque tous les jours. Puis, passé la cinquantaine et après un accident de santé, son corps a cessé de répondre comme avant : son allure baissait, le temps de récupération s’allongeait, sa progression semblait buter sur un plateau. Il a cherché quoi faire. La majorité des conseils tournaient autour du thème «comment se mettre au sport à 50 ans». Mais il trouvait beaucoup moins de réponses à la question qui l’intéressait vraiment, lui qui court depuis toujours : comment continuer une fois passée la période de forme optimale de la vie ?
C’est l’un des angles morts du discours grand public sur le sport après 50 ans. On sait dire aux sédentaires comment commencer ; on dit moins aux sportifs réguliers comment durer. Or une pratique construite à 30 ou 40 ans ne suffit pas toujours à faire durer le corps après 50 ans. À partir de 50 ans, il ne s’agit pas de renoncer, mais d’anticiper. Et pour ceux qui n’ont rien adapté jusque-là, il n’est jamais trop tard : à 60 ou 70 ans, changer de méthode peut encore permettre de prolonger sa pratique, à condition d’y aller progressivement.
Pour comprendre quoi changer, et quand, nous avons interrogé deux physiologistes. Romuald Lepers*, professeur à l’Université de Bourgogne et directeur adjoint du laboratoire Inserm CAPS U1093, étudie les sportifs de plus de 40 ans qui continuent à s’entraîner et à concourir. Ancien triathlète de haut niveau amateur, il a lui-même réorganisé sa pratique à 55 ans. Guillaume Millet, professeur à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne, est spécialiste de la fatigue et de l’ultra-endurance. Leur réponse prend à revers l’instinct du sportif
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