La CNCDH plaide pour des "villes à hauteur d'enfant" et le droit de vote anticipé
نظرة سريعة
- La CNCDH recommande d'interdire les espaces "no kids" et de créer des "villes à hauteur d'enfant".
- Elle suggère aussi d'abaisser l'âge du droit de vote pour inclure les jeunes dans les politiques publiques.
ملخص مُنشأ بالذكاء الاصطناعي
لماذا يهم
La CNCDH s'est penchée sur le phénomène des espaces "no kids" et l'exclusion des jeunes dans l'espace public, constatant une réduction de leur présence et une intolérance croissante.
Pas d’espaces « no kids » mais, au contraire, des « villes à hauteur d’enfant », voire la possibilité de voter avant 18 ans : la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a plaidé lundi 6 juillet pour faire plus de place aux jeunes dans l’espace public.
Ces dernières années, l’apparition dans des pays européens d’espaces interdits aux enfants ou « adults only », réservés aux adultes, dans des secteurs tels que l’hôtellerie, la restauration et les transports, a suscité des polémiques. « La présence des enfants dans l’espace public s’est considérablement réduite depuis une quarantaine d’années », constate ainsi la CNCDH. Dans un avis, elle souligne un paradoxe entre « l’intolérance croissante » envers les plus petits et « l’inquiétude accrue par rapport à la baisse de la natalité », à son niveau le plus faible en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Encore peu répandu en France, le phénomène « no kids » avait été critiqué en janvier, après l’annonce de la nouvelle offre de classe Optimum de la SNCF, « qui excluait les enfants de moins de 12 ans en promettant “calme” et “confort” aux passagers », rappelle le rapport de cette commission consultative.
« Infantisme »
Saisie par la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, la CNCDH s’est penchée sur ce qu’elle qualifie d’« infantisme » pour apporter solutions et pistes de réflexion. A travers plusieurs recommandations, elle invite à « interdire les espaces “no kids” lorsqu’ils ne sont pas justifiés par la nécessité de protéger l’enfant ». « Aujourd’hui, je pense que ça tombe sous le coup de la loi », a estimé Mme El Haïry lundi 6 juillet sur RMC, évoquant une situation de « discrimination ». « Si c’est nécessaire, s’il faut clarifier la loi, alors on la clarifiera », a-t-elle ajouté.
Parmi les autres suggestions de la CNCDH figurent la réduction « de la vitesse de la circulation en ville et zones habitées » et la conception d’aires de jeux « en concertation avec les enfants ». Toutes deux illustrent la volonté de la commission de voir se « créer des villes à hauteur d’enfant ».
En matière de citoyenneté, « la CNCDH estime utile de réfléchir à l’abaissement de l’âge du droit de vote dans certaines élections locales ou même nationales », pour accroître la place des mineurs dans les politiques publiques, lit-on selon la même source. Plus globalement, la Commission nationale consultative des droits de l’homme déplore une exclusion sociale des plus jeunes, perçus davantage « comme des personnes à surveiller, contrôler, récompenser ou punir plutôt que comme des êtres dont la dignité serait égale à celle des adultes ».
En début d’année, Sarah El Haïry avait fait de la lutte contre les espaces « no-kids » son cheval de bataille, insistant sur le fait qu’une ville « kids friendly » serait « bénéfique pour tout le monde », notamment pour les personnes âgées ou en situation de handicap.
ما الذي يجب مراقبته
توقعات الذكاء الاصطناعي — احتمالات وليست حقائق
Interdiction des espaces "no kids" non justifiés par la loi.
مرجح · خلال أشهر
Réflexion sur l'abaissement de l'âge du droit de vote.
محتمل · خلال سنوات
أسئلة مفتوحة
- Comment la loi sera-t-elle clarifiée ?
- Quelles élections locales verront l'abaissement de l'âge du vote ?


