Le maire d'Aubagne reconnait avoir emprunté du matériel de pompiers pour sa résidence secondaire
Jean-Pierre Squillari a admis avoir pris du matériel de secours pour protéger son cabanon dans le Var, tout en assurant ne pas l'avoir utilisé.
نظرة سريعة
Le maire d'Aubagne, Jean-Pierre Squillari, a reconnu avoir emprunté du matériel d'incendie aux pompiers pour protéger sa résidence secondaire dans le Var menacée par les feux, suscitant une polémique locale.
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لماذا يهم
Le maire d'Aubagne a été accusé par un média local d'avoir monopolisé du matériel d'incendie pour son usage personnel.
Le maire (divers gauche) d’Aubagne, commune des Bouches-du-Rhône située dans la métropole marseillaise, a reconnu avoir emprunté temporairement du matériel incendie aux pompiers de sa commune pour aller protéger sa résidence secondaire. Jean-Pierre Squillari possède en effet un «cabanon» à Barjols, commune située dans le Var à une soixante de kilomètres d’Aubagne et qui était directement menacée par le grand incendie qui a ravagé le département ces dernières semaines.
L’élu qui se trouve être un ancien lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers a été accusé dans une publication Facebook par un média numérique local, Brut Aubagne (dont la ligne éditoriale est sensiblement hostile à la nouvelle équipe municipale) d’avoir «monopolisé du matériel incendie» appartenant au centre de secours de la commune afin d’aller protéger sa résidence secondaire. Brut Aubagne indique que le pompier de garde à la caserne se serait étonné d’une telle demande, que Jean-Pierre Squillari aurait réitérée en ces termes : «Ce n’est pas le maire qui te donne un ordre, mais le colonel sapeur-pompier ! Mon cabanon, situé dans la garrigue sur la commune de Barjols, est potentiellement menacé en cas d’incendie. Les pompiers de la commune m’ont informé qu’ils ne se déplaceront pas pour défendre un cabanon». Le maire serait ensuite passé prendre le matériel exigé et serait reparti avec dans son véhicule.
Sollicité à ce sujet par ICI Provence, Jean-Pierre Squillari a adressé à nos confrères un communiqué dans lequel il reconnaît avoir emprunté ce matériel dimanche 26 juillet (une pompe portative, trois tuyaux de vingt mètres et une lance incendie), tout en indiquant qu’il ne s’en est finalement pas servi, et qu’il l’a restitué «en parfait état» dès le lendemain.
Dans ce communiqué, l’élu se défend d’avoir exigé cette mise à disposition du matériel incendie («Je n’ai rien imposé : j’ai contacté le sous-officier de garde pour solliciter du matériel disponible, demande qui a reçu une réponse favorable») mais reconnaît néanmoins avoir usé à l’égard de son interlocuteur au centre des pompiers d’un «ton déterminé». Il ajoute que cette mise à disposition du matériel à destination d’un usage privé relève d’une «tradition au sein du corps des sapeurs-pompiers» et ajoute : «J’ai sollicité la mise à disposition de ce matériel dans le seul but de protéger, de façon citoyenne, mon cabanon situé à Barjols, alors que les pompiers locaux, confrontés à une situation critique, ne pouvaient intervenir sur des zones jugées trop dangereuses (à l’instar de la bergerie voisine, tragiquement détruite)».
Face à l’indignation suscitée par ces informations, Jean-Pierre Squillari dénonce encore un «vacarme médiatique».
أسئلة مفتوحة
- Quelles seront les suites politiques pour le maire ?



