Le recours de Xenia Fedorova contre son expulsion de France rejeté
نظرة سريعة
- Le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours en référé-liberté de la chroniqueuse russe Xenia Fedorova contre son expulsion de France et le gel de ses avoirs.
- Son avocat a indiqué qu'elle est à l'étranger et ne reviendra qu'après suspension ou annulation de l'arrêté.
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لماذا يهم
Xenia Fedorova, chroniqueuse russe pro-Kremlin, a fait l'objet d'arrêtés d'expulsion et de gel de ses avoirs en France, accusée de relayer la désinformation russe.
Xenia Fedorova est « à l’étranger » et ne reviendra en France que si l’arrêté d’expulsion est suspendu ou annulé, a indiqué son avocat lundi. Le tribunal administratif de Paris a rejeté lundi le recours en référé-liberté de la chroniqueuse russe pro-Kremlin contre son expulsion du territoire et le gel de ses avoirs.
Dans un communiqué, le tribunal a expliqué elle n’a exposé « aucun besoin de sortir du territoire parisien », « sollicité aucune autorisation auprès du préfet de police » et s’est limitée « à indiquer, sans aucune précision, que l’obligation de pointage lui cause une gêne ». En conséquence, « le juge des référés a estimé que la condition d’extrême urgence ne pouvait être retenue ». « Ma cliente était déjà à l’étranger, en vacances, lorsqu’elle a été informée des mesures prises à son encontre. Elle n’envisage de revenir en France que lorsque l’arrêté d’expulsion aura été suspendu ou annulé », a précisé Me Emmanuel Piwnica, en indiquant qu’elle « entend contester cette décision ».
Aucune « extrême urgence »
Accusée d’être « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » pour « déstabiliser l’ordre public » en France, la chroniqueuse, qui intervient principalement sur CNews, Europe 1 et dans l’hebdomadaire le JDNews, a fait l’objet la semaine dernière d’arrêtés d’expulsion et de gel de ses avoirs.
« Pour obtenir la suspension de l’exécution de ces décisions, Xenia Fedorova, qui avait le choix entre la procédure du référé-suspension, subordonnée à la démonstration d’une urgence, et celle du référé-liberté, subordonnée à la démonstration d’une extrême urgence justifiant des mesures dans les quarante-huit heures, a décidé d’introduire cette dernière action », relèvent les magistrats. Or, cette procédure « ne pouvait pas se limiter à invoquer des présomptions qui ne s’appliquent pas à sa situation, mais devait faire état des graves incidences personnelles résultant pour elle des décisions contestées, ce qu’elle ne (fait) pas dans sa requête », poursuivent-ils. L’avocat de la chroniqueuse, Emmanuel Piwnica, a fait part de son « très grand regret », affirmant « poursuivre pour contester les décisions ».
« Agente d’influence »
La place grandissante de Xenia Fedorova dans les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré avait fait naître des craintes de manipulation du débat public, notamment lors de la campagne pour l’élection présidentielle en 2027. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait notamment pointé « de nombreux propos qu’elle a pu tenir et qui systématiquement reprennent la propagande du Kremlin sur l’engagement de la France, sur ce qui se passe en Ukraine, sur les raisons, les motivations de l’agression russe en Ukraine », pour justifier son arrêté d’expulsion. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait par ailleurs décrit la citoyenne russe comme une « agente d’influence ».
Le gel de ses avoirs vise ainsi à prévenir la commission de « nouveaux actes d’ingérence », avait encore expliqué le ministère de l’Économie et des Finances, en empêchant la mise à disposition ou l’utilisation « de fonds ou ressources économiques au profit de cette personne et des personnes morales ou de toutes autres entités qu’elle contrôle, détient ou qui agissent sciemment pour son compte ».
Des recours encore possibles
« Mon comportement […] consiste à vivre en France depuis près de dix ans dans le respect de la loi, à payer mes impôts, mais aussi à avoir une opinion et à l’exprimer dans le cadre de mon travail de journaliste », s’était défendue sur X l’ancienne patronne de la chaîne d’État russe RT en France, dont l’antenne a été interdite dans l’Union européenne depuis mars 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les actuels employeurs de la mise en cause, Canal+ et Lagardère, avaient pour leur part dénoncé ce qu’ils considéraient constituer « une atteinte particulièrement grave à la liberté d’expression ».
Le tribunal administratif a rappelé que le rejet de son recours « ne fait obstacle ni à ce que XeniaFedorova saisisse à nouveau le juge des référés libertés en explicitant les circonstances particulières de sa situation […], ni à ce qu’elle saisisse le juge des référés suspension ».
ما الذي يجب مراقبته
توقعات الذكاء الاصطناعي — احتمالات وليست حقائق
Xenia Fedorova contestera la décision du tribunal administratif.
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Xenia Fedorova ne reviendra en France que si l'arrêté d'expulsion est suspendu ou annulé.
مرجح جداً · خلال أشهر
أسئلة مفتوحة
- Quelles seront les prochaines étapes légales de Xenia Fedorova ?
- Comment le gouvernement français réagira-t-il aux futurs recours ?
- Quel impact cette décision aura-t-elle sur d'autres figures médiatiques ?


