Les danses traditionnelles inspirent les chorégraphes contemporains
De la gavotte bretonne à la dabkeh du Moyen-Orient, de la tarentelle italienne au zortziko basque en passant par le flamenco, les danses traditionnelles s’offrent un nouveau tour de piste dans les bras des chorégraphes contemporains.
Cela fait une dizaine d’années que cet engouement, devenu une passion longue durée, enflamme l’imaginaire des artistes qui naviguent bras dessus, bras dessous dans des rondes enchevêtrées.
Ce mouvement de fond s’affiche dans différentes manifestations, comme le festival June Events, les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis et Paris l’été, où nombre de spectacles inscrivent leurs pas dans ceux du répertoire traditionnel.
Les enjeux se révèlent aussi variés que les univers des artistes d’aujourd’hui. Désir de renouer avec le sens du geste dans une énergie collective ? Besoin de racines et d’appartenance au cœur d’un monde globalisé ? Penchant pour la ritualisation ?
« Libération poétique », s’exclame l’Espagnole Luz Arcas, qui s’embrase pour le flamenco dans son spectacle Mariana et compte « retrouver, à travers le folklore andalou, une origine rituelle à la danse loin de la dérive conceptuelle ».
« Responsabilité politique », affirme quant à lui Mithkal Alzghair. Le chorégraphe convoque, dans sa pièce intitulée Paisiblement, des coutumes de la communauté druze, minorité vivant dans le sud de la Syrie où il est né, victime de massacres en juillet 2025 perpétrés par des forces alliées au nouveau gouvernement syrien.





