Plusieurs milliers de personnes à Paris pour la marche contre le racisme et l'extrême droite
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- Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris le 21 juin contre le racisme et l'extrême droite.
- La marche, initiée par Bally Bagayoko, maire LFI, a rassemblé des figures politiques et des militants, soulignant l'importance de lutter contre les discriminations.
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Plusieurs milliers de personnes ont participé à une marche contre le racisme et l'extrême droite à Paris, le 21 juin. L'événement visait à dénoncer les discriminations et les montée des idéologies extrémistes.
Elles ont défilé sous un soleil de plomb. Plusieurs milliers de personnes ont participé, dimanche 21 juin, à la marche contre le racisme et l'extrême droite à Paris, à l'appel de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis-Pierrefitte. "Le racisme ne recule pas seul, les discriminations non plus, elles avancent quand on détourne le regard", a affirmé Bally Bagayoko devant la foule, au début de la marche. Il a défilé en tête du cortège avec Assa Traoré, du collectif Justice pour Adama, a constaté le journaliste de franceinfo sur place.
"Nous partons de Barbès, c'est aussi un symbole particulier", a clamé Bally Bagayoko, vantant "un quartier populaire, un quartier vivant, un quartier multiculturel, un quartier de travail, de commerce, de solidarité". Celui-ci "ressemble à la nouvelle France que nous appelons de nos vœux", a-t-il assuré, sous les applaudissements.
"Nous sommes tous des enfants d’immigrés"
Des drapeaux palestiniens ou insoumis flottaient dans le cortège. Des manifestants portaient des maillots de foot floqués "Mélenchon 27". Le slogan italien Siamo tutti antifascisti ("Nous sommes tous antifascistes") a également résonné dans la rue, selon notre journaliste sur place. Les élus insoumis étaient venus nombreux : parmi eux, Rima Hassan, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle 2027.
Au milieu du cortège, une banderole était brandie pour honorer la mémoire de victimes de crimes racistes, comme Brahim Bouarram, mort en 1995 après avoir été jeté dans la Seine par des skinheads néonazis, ou Djamel Bendjaballah, mort écrasé par un militant d'ultradroite. En queue se trouvait la CGT avec des slogans plus classiques tels que "1re, 2e, 3e génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés".
Des personnes de tous âges sont venues manifester. Tony, 25 ans, s'est déplacé car il est de plus en plus inquiet de "l’atmosphère générale en France, notamment dans les médias, où on a de plus en plus de facilités à excuser les discriminations". Rémi, 21 ans, s’est inspiré du personnage de Batman pour combattre le racisme en images.
"Je suis venue parce que je me suis rendu compte que des jeunes se voyaient infliger des amendes abusives par la police", a expliqué, de son côté, Sylvie, 69 ans.





