Pyrénées-Orientales : évacuation du massif des Aspres et d'Ille-sur-Têt face à un "feu gigantesque"
نظرة سريعة
- Un "feu gigantesque" ravage 1 650 hectares dans les Pyrénées-Orientales.
- Le préfet a ordonné l'évacuation de 10 500 personnes des Aspres et d'Ille-sur-Têt.
- Un habitant et un pompier sont grièvement blessés.
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Face à une « situation très difficile » dans le combat contre l’incendie qui a déjà parcouru 1 650 hectares dans les Pyrénées-Orientales, le préfet du département, Pierre Regnault de La Mothe, a ordonné l’évacuation du massif des Aspres, situé à l’ouest de Perpignan, « dans le bon ordre, progressivement, en fonction de la priorité par zone géographique » et d’Ille-sur-Têt, a-t-il annoncé dimanche 5 juillet, au soir. Cela représente environ 10 500 personnes.
Ce « feu gigantesque », attisé par le vent, les fortes chaleurs mais surtout une sécheresse de l’air « exceptionnellement élevée », a également grièvement blessé un habitant et un sapeur-pompier, tous deux en urgence absolue, a développé M. Regnault de La Mothe. « Nous avions fixé un objectif, que le feu ne devait pas franchir au sud la route départementale 66, nous voulions éviter qu’il se propage dans le massif des Aspres, et ce que nous redoutions a fini par se produire », a-t-il déploré. Le massif est « très aride et très difficile d’accès pour les moyens terrestres des sapeurs-pompiers ».
Concernant la troisième étape du Tour de France, qui aura lieu lundi et qui doit rallier Granollers, en Espagne, aux Angles, dans les Pyrénées-Orientales, « sur le territoire français, la caravane publicitaire ne circulera pas. Le dispositif sera limité au passage des seuls coureurs et des véhicules indispensables à l’organisation de l’épreuve », a détaillé le préfet. Il a ajouté que le public était « invité à ne pas se rendre aux abords du parcours ni sur le site de l’arrivée. (…) Ce sera − en France en tout cas − une étape du Tour de France sans public ».
Cette décision a été prise en accord avec le directeur du Tour, Christian Prudhomme, a-t-il précisé. « Nous sommes convenus [de ces mesures], au vu des conditions exceptionnelles et effroyables de l’incendie », a confirmé dans un communiqué M. Prudhomme, en précisant avoir eu au téléphone « dans l’après-midi » le préfet des Pyrénées-Orientales. « On pense évidemment d’abord aux populations qui sont concernées par l’incendie (…). La première chose, c’est la protection des gens, bien évidemment », a ajouté le directeur du Tour.
700 pompiers « mènent une lutte acharnée »
Le feu mobilise quelque 700 pompiers, appuyés par 200 véhicules et cinq avions et hélicoptères bombardiers d’eau. Ils « mènent une lutte acharnée », décrit le préfet. Cinq colonnes de renfort sont engagées, ainsi qu’un renfort roumain et un dispositif de largage de retardant, selon cette même source. Le préfet a appelé les entreprises ayant des sapeurs-pompiers volontaires parmi leurs salariés à « faire le nécessaire » pour leur permettre de se libérer et venir aider.
Le feu s’est déclaré sur la commune de Trévillach, aux abords de Montalba-le-Château, Tarerach et Rodès, à environ 35 kilomètres à l’ouest de Perpignan, vers 19 h 30 la veille. « La tête de feu se situe au lieu-dit Casenoves, commune d’Ille-sur-Têt. Le feu a repris de la vigueur sous l’effet de la tramontane. Les moyens de défense sont concentrés sur Ille-sur-Têt, Rodès et Bouleternère, afin d’éviter que le feu ne se propage dans le massif des Aspres », selon le préfet. M. Regnault de La Mothe a comparé ce feu à celui de 1976, année d’une grande canicule, qui avait ravagé 7 000 hectares.
Un sapeur-pompier et un habitant sont en urgence absolue. Le préfet a précisé sur BFM-TV que l’habitant avait été « blessé par brûlure », sans préciser les circonstances dans lesquelles le pompier avait été touché.







