Sébastien Lecornu : Le gouvernement ne suspendra pas les décisions budgétaires jusqu'en 2027
نظرة سريعة
- Le premier ministre Sébastien Lecornu déclare que le gouvernement ne peut suspendre les décisions budgétaires jusqu'en 2027.
- Il est pessimiste sur les objectifs de déficit 2026-2027, citant la guerre en Iran et le coût des forces armées.
- Il propose stabilité fiscale et coupes dans les remboursements de médicaments.
ملخص مُنشأ بالذكاء الاصطناعي
لماذا يهم
Le premier ministre Sébastien Lecornu s'exprime sur la situation budgétaire de la France, soulignant les défis liés au déficit et à la dette, et la nécessité d'adopter un budget malgré le contexte pré-électoral.
Sébastien Lecornu prévient que le gouvernement ne pourra «pas suspendre toutes les décisions» notamment budgétaires jusqu'à la présidentielle de l'an prochain pour réduire le déficit, ne se disant «pas très optimiste» sur le respect des objectifs en la matière pour 2026 et 2027. «Il faut avoir l'honnêteté de proposer une direction (budgétaire) maintenant, et l'humilité d'accepter que les Français puissent ensuite décider d'en changer. C'est la démocratie. Mais nous ne pouvons pas suspendre toutes les décisions jusqu'en 2027», affirme le premier ministre dans un entretien publié ce mercredi 22 juillet par Paris Match.
Il juge «préoccupant, grave même» le niveau de la dette et du déficit du pays «parce qu'il limite notre liberté d'action et nous place en situation de vulnérabilité», assurant que «la réduction du déficit reste la priorité». Interrogé pour savoir si les objectifs en matière de déficit fixés pour 2026 et 2027 sont encore atteignables, il dit qu'il n'est «pas très optimiste». Le gouvernement prévoit un déficit à 5% du Produit intérieur brut en 2026, après 5,1% en 2025.
Sébastien Lecornu redit vouloir qu’un budget soit adopté «dans l’hiver»
«La guerre en Iran et ses conséquences sur les prix de l'énergie n'étaient prévues par personne, elles pèsent donc considérablement sur 2026. Sans oublier le surcoût de l'activité de nos forces armées dans le Golfe», explique le chef du gouvernement. Pour 2027, «beaucoup dépendra de notre capacité à mettre en œuvre» des réformes, qu'il veut «structurelles, même modestes» dans le prochain budget.
Malgré l'absence de majorité parlementaire et le contexte pré-électoral qui rendent l'équation quasi-impossible, Sébastien Lecornu redit vouloir qu'un budget soit adopté «dans l'hiver» pour ne pas entraver le futur président qui sera élu en mai. «Les candidats qui chercheraient à empêcher tout budget à l'automne prendraient la responsabilité de condamner leur propre première année de quinquennat», met-il en garde, avant d’égrainer quelques pistes pour son projet de loi de finances.
De premières pistes pour son projet de loi de finances
Il prône «la stabilité fiscale : ni hausse, ni création d'impôts», sans exclure de toucher à «certaines niches fiscales». Côté dépenses, il propose de «diminuer» le remboursement des médicaments qui n'apportent qu'un «bénéfice thérapeutique faible». Il assure que les tarifs des hôpitaux «seront préservés» et qu'il ne touchera pas au remboursement des consultations médicales, mais envisage de «demander un effort à ceux qui achètent plus de 50 boîtes de médicaments par an ou vont plus de 25 fois chez le médecin par an, tout en protégeant les plus fragiles socialement».
Il entend en outre «créer un bonus-malus budgétaire entre les ministères pour les inciter à investir dans le numérique et l'intelligence artificielle». Il propose aussi de «verdir» le FCTVA, soit le fonds de compensation de la TVA destiné aux collectivités, afin de valoriser les dépenses consacrées à l'adaptation au changement climatique. En matière d'éducation, il évoque enfin l'idée de «redistribuer un "dividende démographique" sur chaque territoire et imaginer des cartes scolaires qui seront pluriannuelles» pour tenir compte de la chute de la natalité et de la baisse du nombre d'enfants scolarisés.
ما الذي يجب مراقبته
توقعات الذكاء الاصطناعي — احتمالات وليست حقائق
Un budget sera adopté "dans l'hiver".
مرجح · خلال أشهر
أسئلة مفتوحة
- Quelles niches fiscales seront ciblées ?
- Comment seront protégés les "plus fragiles socialement" ?
- Quelles réformes structurelles seront mises en œuvre ?




