Somalie : combats à Mogadiscio après une réforme constitutionnelle controversée
نظرة سريعة
- Des combats ont éclaté à Mogadiscio suite à une réforme constitutionnelle prolongeant le mandat présidentiel.
- L'opposition dénonce une manœuvre du président Mohamud pour rester au pouvoir et appelle à manifester.
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La Somalie a replongé dans une crise ouverte, deux semaines après le maintien aux affaires du président Hassan Sheikh Mohamud, alors que son mandat était échu, en vertu d'une nouvelle réforme constitutionnelle.
La Somalie s'enfonce dans la crise, alors que des combats ont éclaté dans la nuit à Mogadiscio. "Une opération de sécurité de grande envergure menée par les forces de l'ordre de la capitale touche à sa fin", a annoncé la police locale, jeudi 4 juin, dans un communiqué publié au petit matin. "Cette opération vise à neutraliser des milices lourdement armées qui ont lancé des attaques au mortier contre certains quartiers de la capitale", a-t-elle ajouté.
La veille, des échanges de tirs avaient déjà eu lieu dans la capitale somalienne, où l'ancien Premier ministre, Hassan Ali Khaire, a affirmé être victime d'une attaque des forces gouvernementales, tandis que des policiers étaient "attaqués par des milices", selon le porte-parole de la police somalienne.
Ces violences s'inscrivent dans un contexte de crise politique, après l'adoption en mars par le pouvoir d'une réforme constitutionnelle controversée : instaurant l'élection au suffrage universel des parlementaires, elle porte de quatre à cinq ans les mandats présidentiels et législatifs. Alors que le camp au pouvoir estime que le chef de l'Etat, Hassan Sheikh Mohamud, voit ainsi son mandat automatiquement prolongé d'un an, l'opposition lui reproche d'utiliser cette réforme pour s'accrocher au pouvoir. Elle a appelé à manifester jeudi.






