Tarn-et-Garonne : une collégienne entendue sur des agressions sexuelles présumées par le principal suspect du meurtre de Lyhanna
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- Une collégienne de 11 ans, placée à l'ASE, a été entendue par la justice sur des agressions sexuelles présumées par Jérôme Barella, suspect dans le meurtre de Lyhanna.
- Une plainte a été déposée pour agression sexuelle.
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لماذا يهم
Une collégienne de 11 ans, placée à l'ASE, a été entendue par la justice pour des agressions sexuelles présumées par Jérôme Barella, suspect dans le meurtre de Lyhanna. Une plainte a été déposée.
Elle attendait depuis mars. Une collégienne de onze ans placée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) dans le Tarn-et-Garonne vient d’être entendue par la justice pour la première fois - soit plusieurs mois après qu’un signalement visant Jérôme Barella, principal suspect dans le meurtre de Lyhanna, avait été transmis au parquet d’Auch et au CRIP du Gers. Ce mardi, son avocate, Me Myriem Guedj-Benayoun, affirme au Figaro avoir déposé plainte pour agression sexuelle «au nom de la jeune fille et de ses deux parents».
Lors de cette audition, la jeune fille a affirmé avoir été victime d’agressions sexuelles répétées de la part de Jérôme Barella, principal suspect dans le meurtre de Lyhanna, lors de soirées passées à son domicile. Pourtant, il y a quelques mois à peine, le tableau était bien différent. Dans le signalement initial transmis en mars par l’ASE, la jeune fille ne décrivait pas encore des agressions caractérisées, mais des «gestes déplacés, sans qu’aucun contact physique ne soit mentionné», indiquait BFMTV ce lundi.
Ce que contenait le signalement
Révélé hier par nos confrères et confirmé au Figaro de source proche du dossier, ce signalement remonte à l’été 2025. Invitée à passer la nuit au domicile des Barella dans le cadre d’une soirée pyjama organisée par la fille du suspect, la jeune pensionnaire de l’ASE décrit une nuit troublante. Selon le rapport consulté par la chaîne, Jérôme Barella « aurait effectué des gestes qu’elle qualifie de déplacés, sans qu’un contact physique ne soit mentionné ». Elle rapporte également qu’« alors qu’elle dormait chez son amie, elle aurait constaté la présence de Monsieur Barella derrière elle, à hauteur de ses fesses ».
Une autre scène, dont on ignore si elle s’est déroulée le même soir, est également évoquée dans le document : « Lors d’une bataille d’eau, Monsieur Barella se serait collé à elle de façon très inappropriée au bord d’une fenêtre. Cela l’a mise mal à l’aise. » Des faits suffisamment préoccupants pour être consignés dans un rapport et transmis, le 12 mars dernier, au parquet d’Auch ainsi qu’au CRIP du Gers - soit moins de trois mois avant la mort de Lyhanna près de Fleurance.
Ce signalement aurait-il dû déclencher une enquête immédiate ? La question est désormais au cœur des investigations. Car il n’était pas le premier signal d’alarme ignoré. En août 2025, la mère de Rosa, dix ans, avait déposé une plainte pour viols contre Jérôme Barella - elle aussi restée sans suite. Cette fillette affirmait avoir été agressée sexuellement à plusieurs reprises par le suspect, dans ce même domicile.
أسئلة مفتوحة
- Pourquoi l'enquête n'a-t-elle pas été déclenchée plus tôt ?
- Quelles sont les conséquences pour les services de l'ASE ?
- Le suspect a-t-il d'autres victimes ?




