Tourisme : les séjours en baisse de 7% en France en juillet, marqués par l'impact des canicules et incendies
Malgré l'inflation du panier moyen, les agences de voyage constatent un recul des volumes de réservations pour l'été 2026, pénalisés par les catastrophes climatiques et la hausse du coût des transports.
نظرة سريعة
- En juillet 2026, les séjours en France ont chuté de 7% en raison des canicules et incendies, selon Les entreprises du voyage.
- Le panier moyen progresse à 2 100 euros mais ne compense pas la baisse des volumes.
- Le Japon et l'Albanie profitent d'un report d'intérêt.
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لماذا يهم
Les professionnels du tourisme publient leurs bilans semestriels sur fond de canicules et d'incendies estivaux en France.
Malgré les incendies et les canicules, l'Hexagone reste pour le mois de juillet la destination privilégiée des Français, mais accuse tout de même une baisse de 7% de séjours par rapport à juillet 2025, selon une étude commandée par Les entreprises du voyage, consultée par France Inter mardi 4 août. L'organisme, qui représente les agences et tour-opérateurs français, vient de publier ses chiffres globaux à la mi-saison 2026.
Le nombre de dossiers, tous pays confondus, est en baisse de quasiment 6% sur un an, relève l'étude. Moins de dossiers, ce sont donc moins de séjours réalisés. Pourtant, parallèlement, le panier moyen atteint presque les 2 100 euros, en progression de 1% sur un an. Cette évolution s'explique surtout par l'inflation sur les prix des séjours. "Cette progression du panier moyen ne compense pas le recul des volumes", constate l'étude réalisée par Les Entreprises du voyage.
En France, la Bretagne, la Côte d'Opale ou encore la Normandie tirent leur épingle du jeu grâce aux températures moins élevée qu'ailleurs, alors que le Sud et le Sud-Ouest souffrent d'une baisse des réservations à cause des incendies, explique à France Inter Valérie Boned, présidente des Entreprises du Voyage. "Les gens sont un peu apeurés par ce qu'ils voient, et il y a eu des messages pour ne pas venir sur certains bassins, alors qu'il n'y avait pas de problème. Oui, il y a un effet d'annulation", confirme Valérie Boned. Dans le département des Landes par exemple, touché par un incendie à Biscarrosse fin juillet, les établissements ont vu leurs réservations chuter de 40% pour le mois d'août, selon le groupement des hôtelleries et restaurations.
Les images des incendies en France ont été diffusées dans le monde entier. L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie a donc lancé une campagne de communication en cinq langues avec des photos montrant des paysages de la Gironde et des Landes, accompagnées d'un message : "Ne nous abandonnez pas". Mardi, le gouvernement organise, un point presse dédié aux médias étrangers pour rassurer les touristes. "Les gens ont trop vu les flammes, on doit montrer que l'on maîtrise et que le territoire est ouvert", confie un proche de l'exécutif à France Inter.
Les voyages long-courriers sont les plus en difficulté et accusent une forte baisse du nombre de dossiers (-18% sur un an). À cause du prix du kérosène qui augmente les prix des billets d'avion, mais aussi du fait de la politique de Donald Trump, les Français se sont fortement détournés des États-Unis, qui chutent de 39%. La Tanzanie (-24%) ou le Mexique (-17,9%) enregistrent aussi des reculs importants. À l'inverse, le Japon attire de plus en plus de Français (+28% sur un an), le Canada se maintient (+2%) tout comme la République dominicaine (+1%).
Sur le moyen-courrier, l’Albanie démontre une très forte dynamique, avec une progression de 288%. La Norvège constitue aussi un nouvel intérêt et est en hausse de près de 16%. Le Maroc (+6%) et l'Espagne (+4%) restent des destinations prisées des Français. À l’inverse, plusieurs destinations attirent moins : la Turquie (-35%), le Portugal (-21%) ou encore l’Égypte (-23%). En cause, la forte hausse du prix des billets d'avion, la guerre au Moyen-Orient et une tension géopolitique globale dans ce secteur. La Grèce (-7%), la Tunisie (-3%) et l’Italie (-9%) enregistrent des replis plus modérés.
Pour le mois d'août, les réservations sont globalement orientées à la baisse pour toutes les zones géographiques (-9% des dossiers). Toutefois, le panier moyen, légèrement en hausse de 2%, frôlant les 2 300 euros, atténue légèrement la baisse.
ما الذي يجب مراقبته
توقعات الذكاء الاصطناعي — احتمالات وليست حقائق
Point presse du gouvernement dédié aux médias étrangers pour rassurer les touristes.
مرجح جداً · خلال ساعات
أسئلة مفتوحة
- Quel sera l'impact final sur le bilan global de la saison estivale 2026 ?
- La campagne de communication internationale portera-t-elle ses fruits pour le mois d'août ?





