Travail forcé : Albert Corrieri, 104 ans, saisit la CEDH pour obtenir réparation
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À 104 ans, Albert Corrieri saisit la Cour européenne des droits de l'homme pour réclamer 43 200 euros pour son travail forcé en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale, dénonçant un "esclavage moderne".
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لماذا يهم
Albert Corrieri, 104 ans, réclame des indemnités pour le travail forcé effectué en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale. Il saisit la CEDH après que la France a refusé de le dédommager.
Une épreuve de patience. A 104 ans, Albert Corrieri a annoncé lundi 15 juin saisir la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) afin d'obtenir "le paiement de ses heures" effectuées en Allemagne lors de ses années de travail forcé pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il réclame 43 200 euros, soit 10 euros de l'heure, pour la période de travail accomplie notamment dans une usine chimique à Ludwigshafen du 13 mars 1943 au 15 avril 1945.
Plombier dans un restaurant du Vieux-Port de Marseille, Albert Corrieri avait été envoyé en Allemagne, à 20 ans, dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO) instauré par le gouvernement de Vichy pour répondre aux exigences allemandes de main-d'œuvre.
"La France a une dette envers moi"
Interné dans un camp, il chargeait des wagons de charbon pour soutenir l'effort de guerre de l'Allemagne nazie avant d'être blessé au bras lors des bombardements alliés.
"J'ai été réduit à l'état d'esclave, contraint d'effectuer les travaux les plus pénibles sous la menace des armes, six jours sur sept, dix heures d'affilée, de jour comme de nuit, et sans percevoir le moindre centime de rémunération", a témoigné Albert Corrieri.
"J'estime que la France a une dette envers moi", a ajouté le centenaire.
"Ce combat dépasse sa personne. Il s'agit de faire reconnaître l'esclavage moderne de la Seconde Guerre mondiale."
Michel Pautot, avocat d'Albert Corrieri
cité par l'AFP
أسئلة مفتوحة
- La France sera-t-elle condamnée par la CEDH ?
- D'autres victimes similaires se manifesteront-elles ?


