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Iran, États-Unis : un accord de paix au Moyen-Orient annoncé, mais des incertitudes demeurent
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Le Figaro Actualités15.06.2026Welt8 dk okumaFrance

Iran, États-Unis : un accord de paix au Moyen-Orient annoncé, mais des incertitudes demeurent

Auf einen Blick

  • Un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, incluant la réouverture du détroit d'Ormuz, a été annoncé, suscitant des réactions prudentes et des appels à la vigilance de la part de leaders mondiaux.
  • Des questions sur le programme nucléaire iranien et les intérêts sécuritaires régionaux subsistent.

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Warum es wichtig ist

Un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran a été annoncé, visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et à rouvrir le détroit d'Ormuz. Des clauses sur les redevances maritimes ont été ajoutées à la dernière minute.

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L’Iran a ajouté au dernier moment des négociations avec les États-Unis une clause prévoyant l’imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit stratégique d’Ormuz, a rapporté lundi l’agence iranienne Fars.

«Dans les derniers instants des négociations, le texte du mémorandum d’entente a été modifié, soulignant clairement et explicitement la question de la souveraineté irano-omanaise sur le détroit d’Ormuz», a indiqué Fars, citant une source anonyme.

«L’utilisation du terme “services maritimes” (dans la version finale) signifie que les États-Unis exigeront le paiement de redevances à l’Iran», a précisé l’agence.

Après l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, l’ancien premier ministre Gabriel Attal s’est montré prudent sur BFMTV/RMC ce lundi. «Il faut être lucides, on a vu des atermoiements par le passé, des projets qui n’allaient pas à leurs termes. Il y a toujours une vigilance à avoir d’abord sur les suites qui seront données à ce préaccord et ensuite sur l’avenir», a argué le désormais candidat à l’élection suprême. Après avoir affirmé : «Il faut être pragmatique dans ces affaires. Les intérêts de la France c’est évidemment que la guerre s’arrête, notamment pour des raisons économiques. On a vu l’impact de la fermeture du détroit d’Ormuz».

Interrogé sur le rôle que la France doit jouer, le président du parti Renaissance estime que le pays a vocation à «participer aux discussions qui sont ouvertes pour garantir que cet accord soit appliqué et participer à l’ouverture du détroit d’Ormuz». Avant de poursuivre : «Si l’accord est conclu, évidemment que la France doit participer à cette sécurisation. La France a évidemment un rôle majeur à jouer».

L’Arabie saoudite a salué lundi l’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en prévenant que «les intérêts sécuritaires des États de la région» devaient être pris en compte.

Le royaume a salué «l’accord conclu entre les États-Unis et la République islamique d’Iran pour mettre fin aux opérations militaires et engager, dans un délai de 60 jours, des négociations détaillées en vue de parvenir à un accord permanent», a déclaré sur X le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Il a insisté au passage sur la nécessité de parvenir à un accord de paix durable «qui prenne en considération les intérêts sécuritaires des États de la région tout en respectant le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays».

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé lundi que l’accord annoncé entre l’Iran et les États-Unis était une «bonne nouvelle», si toutefois «elle est confortée par les développements des jours qui viennent». «On ne peut que s’en réjouir», a-t-elle déclaré sur France Culture, «surtout si elle consacre l’ouverture et le déminage du détroit d’Ormuz».

Christine Lagarde a noté toutefois qu’il faudrait que la nouvelle soit «confirmée», car «on a été échaudés un certain nombre de fois par l’imminence d’un accord, mais il semble [...] que cette fois-ci ce soit le bon». Elle a cependant observé «qu’on n’a pas encore fini l’histoire et en particulier toute la question de l’enrichissement de l’uranium reste à débattre, à convenir et à conclure en forme d’accord, puisque c’était un des “buts” de cette guerre étrange».

«Le fait que la signature soit annoncée le jour de l’anniversaire du président Trump, la veille du début du G7 [d’Évian] qui commence ce [lundi] soir, avec une perspective de signature en Suisse, tout près d’Évian, tout ça n’est pas totalement anodin, il y a des communicants de grand talent qui prévoient les choses. Mais peu importe, à la limite, dès lors que ce serait vraiment la paix, on peut s’en réjouir», a déclaré Christine Lagarde.

Elle a aussi défendu la hausse de 0,25 point du taux directeur décidé jeudi dernier à l’unanimité par les membres de la BCE. «Moi, je dois tuer l’inflation parce que si elle sort de la bouteille, pour la faire rentrer ça sera beaucoup plus difficile, plus coûteux, et une situation inflationniste de long terme, ce n’est pas acceptable pour les consommateurs, pour les entreprises non plus», a-t-elle expliqué.

Israël maintiendra ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée, a affirmé lundi le ministre israélien de la Défense, après l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban.

«Le premier ministre Benyamin Netanyahou et moi-même menons une politique claire selon laquelle l’armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée, afin de protéger la frontière et les communautés israéliennes contre des éléments jihadistes», a déclaré Israël Katz dans un communiqué.

«Le contrôle du territoire et le maintien des zones de sécurité figurent parmi les plus grandes réussites de l’armée israélienne (...) c’est pourquoi nous nous opposons à un retrait de l’armée du Liban, malgré toutes les pressions existantes et celles à venir», a déclaré Israël Katz, ajoutant que Benyamin Netanyahou en avait informé le président américain Donald Trump.

Israël Katz a également mis en garde l’Iran, affirmant qu’Israël riposterait avec «toute sa force» si la République islamique l’attaquait en réponse à ses opérations militaires au Liban.

Les grandes puissances du G7 vont discuter à partir de ce lundi à Évian, en France, des «conséquences» de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, dont «la réouverture» du détroit d’Ormuz «dans la durée», a déclaré Emmanuel Macron.

«L’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran», a dit le président français dans une vidéo postée sur Instagram à son arrivée dans la ville sur les rives du lac Léman, où il accueillera ce lundi pour trois jours Donald Trump et les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

À lire aussi «Que le pétrole coule à flots !» : les États-Unis et l’Iran parviennent à un accord qui met fin à la guerre

Ces questions seront aussi évoquées ce mardi en présence des dirigeants de l’Égypte, des Émirats arabes unis et du Qatar, a-t-il souligné.

«On regardera aussi les voies et moyens de diversifier les routes de l’énergie qui sortent de la région pour sortir de notre dépendance» et donc «les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur nos économies», a expliqué Emmanuel Macron.

Nations Unies : «Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit», a souligné dans un communiqué le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, remerciant plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.

France : «L’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran», a dit le président français Emmanuel Macron dans une vidéo postée sur Instagram à son arrivée à Évian, sur les rives du lac Léman, où commence lundi un sommet du G7. «On regardera aussi les voies et moyens de diversifier les routes de l’énergie qui sortent de la région pour sortir de notre dépendance» et donc «les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur nos économies», a-t-il expliqué.

Royaume-Uni : «Je tiens à féliciter le président Trump ainsi que les médiateurs du Pakistan, du Qatar et d’ailleurs qui ont contribué à cette avancée décisive. Nous appelons depuis longtemps à une désescalade, et c’est précisément le progrès que nous espérions voir se concrétiser», a réagi le premier ministre britannique Keir Starmer dans un communiqué. «Il faut désormais se concentrer sur la mise en œuvre intégrale du protocole d’accord afin de garantir la réouverture du détroit et de veiller à ce qu’il reste pleinement et définitivement ouvert, ainsi que sur la finalisation des détails de l’accord sur le nucléaire», a-t-il ajouté.

En Turquie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné dans un message posté sur le réseau social X de «la nécessité d’éviter toute rhétorique, toute provocation et toute action susceptible d’aggraver les tensions dans la période précédant la signature de l’accord, et de rester vigilant face à d’éventuels actes de sabotage».

Au Qatar, le ministère des Affaires étrangères du Qatar a exprimé dans un communiqué son «soutien total à tous les efforts et initiatives visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales».

Au Japon, la première ministre Sanae Takaichi a déclaré qu’elle espérait que «la libre circulation et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz soient effectivement garanties, et qu’un accord définitif sur la question nucléaire iranienne et d’autres sujets soit conclu dès que possible».

L’Australie a averti que «la poursuite de la retenue et un engagement constructif» seraient essentiels pour garantir une paix durable. «L’Iran doit répondre aux préoccupations de longue date concernant son programme nucléaire et la menace qu’il représente pour la sécurité internationale», ont déclaré le premier ministre Anthony Albanese et la ministre des Affaires étrangères Penny Wong dans un communiqué conjoint.

En Nouvelle-Zélande, le premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon s’est félicité lundi sur X de la réouverture du détroit d’Ormuz et a déclaré que «cela contribuera à rétablir des routes commerciales stables, à assurer l’approvisionnement en carburant et à maintenir notre économie en mouvement».

Worauf zu achten ist

KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten

  • Négociations détaillées sur le nucléaire et le balistique iranien dans les 60 jours.

    Wahrscheinlich · Innerhalb von Monaten

  • La France jouera un rôle actif dans la sécurisation du détroit d'Ormuz.

    Sehr wahrscheinlich · Kurzfristig

Offene Fragen

  • Quel sera l'impact réel sur le programme nucléaire iranien ?
  • Comment les intérêts sécuritaires régionaux seront-ils pris en compte ?
  • L'accord sera-t-il pleinement appliqué ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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