Le gouvernement laisse le Parlement décider du sort de l'acétamipride
Auf einen Blick
- Le gouvernement français a décidé de laisser l'Assemblée nationale trancher sur la réintroduction de l'acétamipride dans le projet de loi agricole, malgré les critiques.
- Un compromis parlementaire permettrait des dérogations limitées aux noisettes, via l'Anses.
- Des amendements seront déposés pour rectifier des points techniques et supprimer un article jugé inconstitutionnel.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Le projet de loi d'urgence agricole est en discussion à l'Assemblée nationale, avec un point de discorde majeur concernant la réintroduction de l'acétamipride.
Pas d'arbitrage de Matignon sur le dossier le plus sensible du projet de loi agricole. A quelques heures du vote solennel de l'Assemblée nationale sur ce texte, le gouvernement a choisi de laisser le Parlement décider du sort de l'acétamipride, dont la réintroduction continue de susciter de vives critiques. "L'interdiction [de l'acétamipride] demeure le principe", estime l'entourage de Sébastien Lecornu. Mais "le compromis en commission mixte paritaire est issu du Parlement. C'est donc au Parlement de le trancher ou de le faire évoluer", a-t-on ajouté à l'issue d'une réunion à Matignon sur cette question qui divise le bloc central et la droite.
Le compromis sur la loi d'urgence agricole trouvé en commission mixte paritaire (CMP) jeudi dernier comporte, entre autres, la possibilité pour l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) de délivrer des dérogations pour réintroduire l'acétamipride. "S'il y avait eu une réautorisation pure et simple, le gouvernement aurait déposé un amendement de suppression. Mais ce n’est pas ce que prévoit le texte", souligne l'entourage du Premier ministre.
Une seule possibilité de dérogation "limitée aux noisettes"
Selon Sébastien Lecornu, les garde-fous prévus par le texte sont suffisamment contraignants. La loi d'urgence agricole "ouvre seulement une possibilité de dérogation, limitée aux noisettes, décidée par l'Anses et non par le pouvoir politique", précise-t-on à franceinfo. Par ailleurs, toujours selon cette source, le gouvernement déposera un amendement pour rectifier une "fragilité technique" concernant le délai pour que l'Anses puisse se prononcer sur une possible réintroduction : il proposera qu'il passe de deux à six mois, "pour que le travail scientifique puisse se faire dans de bonnes conditions sans aucune pression sur les scientifiques".
Le gouvernement compte déposer un autre amendement, cette fois pour supprimer l'article 6bisA, jugé contraire à la Constitution. Cet article conditionne la réduction des volumes d'eau prélevables à la réalisation préalable d'ouvrages de stockage d'eau. "Une telle dérogation générale porte manifestement atteinte aux exigences de protection de la ressource en eau et donc est contraire à la Charte de l'environnement et donc à la Constitution", ajoute cette même source. Si le texte devait être rejeté, "le projet de loi serait inscrit en deuxième lecture cet hiver".
Worauf zu achten ist
KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten
Le gouvernement déposera un amendement pour prolonger le délai de décision de l'Anses sur l'acétamipride de deux à six mois.
Sehr wahrscheinlich · Innerhalb von Tagen
Le gouvernement déposera un amendement pour supprimer l'article 6bisA du projet de loi.
Sehr wahrscheinlich · Innerhalb von Tagen
Si le texte est rejeté, le projet de loi sera inscrit en deuxième lecture cet hiver.
Möglich · Innerhalb von Monaten
Offene Fragen
- Quel sera le résultat du vote solennel de l'Assemblée nationale ?
- Les amendements proposés par le gouvernement seront-ils adoptés ?
- Le projet de loi sera-t-il rejeté, nécessitant une deuxième lecture ?






