Le tourisme long-courrier reprend prudemment après la crise du Golfe
Auf einen Blick
- Le tourisme long-courrier montre une reprise prudente, avec des destinations comme le Kenya et le Sénégal attirant les voyageurs, tandis que la Tanzanie peine à se redresser.
- L'Asie se prépare à redécoller, mais les Maldives souffrent des perturbations au Moyen-Orient.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Après un coup d'arrêt dû à la guerre dans le Golfe, le tourisme long-courrier affiche une reprise prudente. Les opérateurs s'adaptent à une situation géopolitique complexe.
Le Sénégal ou le Kenya aimantent des voyageurs qui boudent la Tanzanie, l’Asie prête à redécoller à la faveur de l’accalmie au Moyen-Orient, ou des destinations en difficulté, comme les Maldives. Après le coup d’arrêt provoqué par la guerre dans le Golfe, le tourisme long-courrier affiche une reprise prudente, tandis que l’offre se recompose. À Paris ce jeudi, Patrice Caradec a décrit un marché qui se remet en mouvement après une période particulièrement éprouvante, sans pour autant retrouver l’équilibre d’avant. «On a arrêté de creuser le trou», a-t-il résumé.
Une reprise inégale selon les destinations. Si certaines retrouvent des couleurs, d’autres restent pénalisées par leur image, leur accessibilité ou encore le coût global du voyage. Dans ce paysage fragmenté, les opérateurs s’adaptent, recomposent leurs programmes et sécurisent davantage leurs ventes, notamment sur le plan assurantiel. Patrice Caradec insiste sur ce point : le marché s’est organisé en réaction à une situation géopolitique encore très complexe.
La Tanzanie, entre plaie encore vive et timide redémarrage
La Tanzanie reste l’un des dossiers les plus délicats. Patrice Caradec rappelle que la destination a subi de plein fouet l’effet combiné de plusieurs facteurs défavorables. Des compagnies nationales blacklistées par l’Union européenne, et les troubles survenus lors des élections présidentielles de la fin 2025 ont fortement dégradé l’image du pays. «Les chiffres de 2025 étaient extrêmement mauvais», souligne-t-il.
Pour autant, la situation s’est en partie redressée. Les compagnies tanzaniennes restent au ban de l’UE mais des transporteurs locaux ont tout de même obtenu une certification offrant davantage de garanties aux voyagistes. Une évolution qui, sans remettre en cause les restrictions européennes, facilite l’affrètement de certaines compagnies tout en sécurisant davantage les questions d’assurance, notamment en matière de responsabilité civile.
Un rétablissement partiel qui a facilité la remise sur le marché de la destination. «Il y a encore quelques mois, seuls 20 % des opérateurs qui commercialisaient la Tanzanie avaient trouvé une couverture adaptée. Aujourd’hui, nous sommes autour de 90 %», souligne-t-il, en invitant toutefois à relativiser cette reprise. Les performances restent très inférieures à celles de 2024, mais «au moins, nous avons arrêté de creuser le trou».
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Le Kenya et le Sénégal tirent leur épingle du jeu
À l’inverse, d’autres destinations attirent les voyageurs français. Le Kenya bénéficie d’un regain d’intérêt. Le pays d’Afrique de l’Est n’a pas les mêmes attraits que la Tanzanie, rappelle-t-il, mais il séduit par ses prix plus abordables. «C’est moins cher, c’est moins luxe», résume-t-il.
Le Sénégal, lui, avance avec davantage d’assurance. Patrice Caradec attribue sa progression à plusieurs facteurs : un aéroport de Dakar pleinement opérationnel après travaux, des infrastructures améliorées, des plages réhabilitées et l’absence de décalage horaire. Autant d’atouts qui séduisent la clientèle française, comme l’allègement des conditions d’entrée sur le plan sanitaire.
Une Asie à deux vitesses
Pour ce qui est de l’Asie, le président du Seto se montre confiant. Selon lui, la Thaïlande, devenue au fil des années une destination balnéaire plus que de découverte, retrouvera rapidement son niveau de fréquentation lorsque la situation géopolitique au Moyen-Orient sera stabilisée. Il anticipe également un retour du Vietnam dans cette dynamique.
Les Maldives constituent en revanche l’une des principales victimes des perturbations aériennes liées au conflit au Moyen-Orient. Très dépendante des compagnies du Golfe, la destination a vu les réservations s’effondrer après la fermeture de plusieurs liaisons. Bilan, des annulations massives dès le mois de mars et un portefeuille de réservations réduit de moitié en quelques semaines pour les tour-opérateurs. Le retour annoncé de compagnies françaises, notamment Air France, devrait toutefois améliorer l’accessibilité de la destination dès l’hiver prochain.
Cette crise a également rappelé, selon lui, l’intérêt de réserver son voyage auprès d’un professionnel. Patrice Caradec déplore la montée des réservations effectuées sans intermédiaire, notamment vers la Thaïlande. Il estime que cette pratique ne permet ni de réaliser des économies, ni de bénéficier d’un accompagnement en cas de problème. «Ce n’est pas moins cher. Et lorsqu’un incident survient, on se retrouve seul», insiste-t-il, rappelant les opérations de rapatriement organisées au printemps.
Worauf zu achten ist
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La Thaïlande et le Vietnam retrouveront leur niveau de fréquentation lorsque la situation au Moyen-Orient se stabilisera.
Wahrscheinlich · Mittelfristig
L'accessibilité des Maldives s'améliorera dès l'hiver prochain avec le retour de compagnies françaises.
Wahrscheinlich · Kurzfristig
Offene Fragen
- Quand la situation géopolitique au Moyen-Orient sera-t-elle stabilisée ?
- Les restrictions de l'UE sur les compagnies tanzaniennes seront-elles levées ?
- Les Maldives retrouveront-elles leur niveau de fréquentation d'avant crise ?



