Manifestations à Genève à la veille du G7, des heurts éclatent
Auf einen Blick
- Des milliers de personnes ont manifesté à Genève dimanche à l'appel de la coalition No-G7.
- Des heurts ont éclaté en fin de journée entre manifestants et forces de l'ordre, entraînant des interpellations et des dégradations.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Des milliers de personnes ont manifesté à Genève à l'appel de la coalition No-G7, en marge du sommet du G7 à Evian. Des heurts ont éclaté en fin de journée entre manifestants et forces de l'ordre.
A la veille du G7 à Evian en France, des milliers de personnes manifestaient dimanche 14 juin à Genève, à l’appel de la coalition No-G7 sous étroite surveillance des forces de l’ordre. Le cortège, qui rassemblait sous une forte chaleur une foule de plusieurs milliers de personnes derrière divers slogans anticapitalistes, propalestiniens, féministes, proclimat ou prokurdes, a pris le départ peu après 15 h 30 sur les bords du Léman.
Une heure après, les manifestants étaient environ 15 000 selon des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ; en fin de cortège, une voiture arborait une caricature géante de Donald Trump, de la peinture rouge figurant du sang coulant de ses yeux et de sa bouche.
Vers 18 heures, la tension est montée. Des affrontements opposaient des manifestants aux forces de police aux abords de l’ONU. Les manifestants ont lancé des bouteilles, des pierres, des morceaux de ciment et des pétards en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué par des grenades lacrymogènes.
Plusieurs bâtiments ont également été pris pour cible, dont ceux de PricewaterhouseCoopers et du siège de l’Union internationale des télécommunications. Des journalistes de l’AFP ont vu une voiture Tesla brûler, non loin du cortège, et des pompiers tentant d’éteindre l’incendie.
La coalition, qui regroupe environ 200 associations, organisations et syndicats, a appelé à une « riposte internationaliste » aux politiques promues par le G7 et à dénoncer « le fascisme et l’impérialisme ».
Organisé de lundi à mercredi, le sommet réunit traditionnellement les dirigeants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et de la France, pays hôte cette année, ainsi que l’Union européenne.
Après avoir rencontré dimanche à Nice le premier ministre indien, Narendra Modi, Emmanuel Macron était attendu dans la soirée à Evian, où le président américain doit arriver lundi.
Commerçants barricadés et hôpitaux prêts à accueillir des blessés
Les autorités suisses, qui ont autorisé la marche à Genève, ont engagé un important dispositif de barrières et de forces de l’ordre pour contenir tout débordement, et éviter une répétition du fiasco de 2003.
En marge d’un sommet du G8 dans la même station thermale française, des groupes violents avaient alors provoqué émeutes, pillages et affrontements avec les forces de l’ordre à Genève et à Lausanne, causant des dégâts à hauteur de plusieurs millions de francs suisses.
Signe d’un traumatisme encore bien présent dans les esprits genevois, de nombreux commerçants se sont barricadés cette semaine et des plaques de bois aggloméré ornent de nombreuses vitrines dans la ville lacustre, y compris dans des quartiers éloignés du tracé de la manifestation.
De nombreuses manifestations et compétitions sportives ont été annulées et les Hôpitaux universitaires de Genève ont pris des dispositions exceptionnelles pour faire face à un éventuel afflux de blessés, dont l’installation de tentes devant l’entrée de leur enceinte.
La police genevoise a annoncé dimanche dans un communiqué avoir saisi, aux abords du parcours de la manifestation, des objets potentiellement dangereux tels que des engins pyrotechniques, des boules de pétanque, des matraques et des haches.
En 2003, des dizaines de milliers de militants s’étaient retrouvés dans la région, mais cette fois les altermondialistes français ont renoncé à un projet de contre-sommet et à une manifestation dimanche dans la ville frontalière d’Annemasse, refroidis par les conditions d’organisation drastiques imposées par les autorités.
Le sommet se tient à Evian de lundi à mercredi, mais la plupart des dirigeants arriveront lundi par l’aéroport de Genève avant d’être transférés vers la France. La Suisse mobilise jusqu’à 4 000 militaires en appui aux forces de police, alors que la France a annoncé le déploiement de près de 16 000 policiers, gendarmes, militaires, pompiers et garde-frontières.
Parmi les mesures de sécurité mises en place côté suisse figurent un contrôle accru des frontières et la fermeture de 25 des 35 points de passage routiers dès jeudi soir.
Offene Fragen
- Quel sera le bilan final des dégâts et des interpellations ?
- Y aura-t-il de nouvelles manifestations ?
- Comment les dirigeants du G7 réagiront-ils à ces événements ?





