Monteuse sans-papiers à Cannes : le casse-tête de la régularisation des intermittents étrangers
Auf einen Blick
- Une monteuse étrangère, Haïda, a risqué l'expulsion (OQTF) en se rendant à Cannes pour le film sur lequel elle a travaillé.
- Son statut d'intermittente, basé sur des contrats courts, complique sa régularisation en France, un problème partagé par d'autres techniciens étrangers du cinéma.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
Haïda, a foreign film editor, arrived in France seven years ago for cinema studies. She worked for months on a film, securing her status as an 'intermittente' (freelance film/TV worker). However, her residency permit was not renewed, leaving her without legal status and at risk of deportation (OQTF). This situation is common among foreign film technicians due to the nature of their short-term contracts, which don't fit existing regularization frameworks.
Quand elle a débarqué à Cannes avec l’équipe du film pour lequel elle avait travaillé, présenté en compétition, Haïda (1) avait une boule au ventre. Monter les marches, pour cette monteuse, était plus «anxiogène» qu’excitant, et pour cause : elle n’avait plus de papiers depuis quelques semaines et risquait donc une OQTF.
Arrivée en France il y a sept ans pour ses études de cinéma, Haïda avait travaillé plusieurs mois sur ce film, et décroché grâce à ces plusieurs mois de travail le graal : son statut d’intermittente. Mais malgré ça, elle n’a pas obtenu le renouvellement de son titre de séjour, et début mai, elle s’est retrouvée comme «dans le vide».
Et elle n’est pas la seule. Puisque le statut spécifique de l’intermittence ne leur permet pas d’être dans les clous des dispositifs existants – déjà parce qu’ils n’ont pas de CDI mais par définition des contrats courts voire très courts, parfois d’une semaine sur l’autre –, les techniciens étrangers du cinéma se retrouvent face à un flou juridique quand il s’agit de régularisation. Réunis au sein du Collectif des intermittents étrangers en France (Cief) et
Offene Fragen
- What specific criteria prevent Haïda and other foreign intermittents from obtaining renewed residency permits?
- What are the proposed solutions or demands from the Collectif des intermittents étrangers en France?
- What is the French government's stance or planned action regarding this issue?
- How many foreign film technicians are currently in a similar precarious legal situation in France?





