Iran et Washington divergent sur les détails d'un éventuel accord
Quick Look
- Les versions d'un accord entre l'Iran et Washington divergent, notamment sur la levée du blocus des ports iraniens, la gestion du détroit d'Ormuz, le démantèlement du programme nucléaire iranien et la libération d'avoirs.
- L'Iran souhaite diluer son uranium enrichi, tandis que Washington veut le détruire et le sortir du pays.
- Le front libanais est également un point d'achoppement.
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Why It Matters
Les versions d'un éventuel compromis entre l'Iran et Washington présentent d'importantes différences, notamment sur la gestion du programme nucléaire iranien et la libération d'avoirs.
Les versions d’un éventuel compromis données par les médias iraniens et Washington présentent d’importantes différences.
«Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé», a déclaré le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d’État. «Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J’ai bon espoir.»
M. Araghchi a affirmé que le projet d’accord prévoyait la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d’Ormuz. Mais il a accusé Israël de chercher des «prétextes» pour faire «dérailler» un éventuel accord avec Washington.
Du côté de Washington, un haut responsable a estimé à «80 à 85%» la probabilité d’un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais «pas 100%». «La ligne d’arrivée n’est pas encore franchie», a-t-il averti, sous le couvert de l’anonymat.
Washington a, par ailleurs, livré de son côté une autre version du texte. Le compromis doit, selon le responsable américain, mener à la réouverture d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Il doit aussi aboutir au «démantèlement» du programme nucléaire iranien et permettre aux États-Unis de récupérer l’uranium hautement enrichi, qui serait «détruit sur place» puis «sorti» du pays.
Mais Abbas Araghchi a préconisé vendredi une dilution sur le sol iranien de ses stocks d’uranium enrichi à 60%. Diluer l’uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d’éloigner considérablement la menace d’un enrichissement à des fins militaires. Téhéran dément vouloir se doter de l’arme atomique, comme l’en accusent les États-Unis et Israël.
Enfin, sur la question des avoirs, «les Iraniens ne recevront pas d’argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d’accord ou la participation à une réunion», a insisté sur X le vice-président américain JD Vance. Ce point est central pour l’Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie.
Autre point d’achoppement majeur, le front libanais. Selon Washington, l’accord en discussion avec l’Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les États-Unis avaient toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément.
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l’Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir «éliminer» le mouvement chiite. Des frappes qui ont fait plus de 3700 morts.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
L'accord pourrait être signé dans les prochains jours.
Possible · Within days
Une période de 60 jours de discussions techniques pourrait suivre un accord-cadre.
Likely · Within days
Open Questions
- Quelles seront les concessions finales de chaque partie ?
- Quel sera l'impact réel sur l'économie iranienne ?
- Comment le front libanais sera-t-il géré à long terme ?






